Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

16 juillet 2007

Mieux vaut être sourd...

Il en est des systèmes d’information comme de l’œil. À l’image de cet organe fondamental de l’être humain, qui peut être atteint de troubles plus ou moins prononcés, le monde des technologies de l’information est lui aussi sujet à des dégénérescences. Dans les DSI aussi, on rencontre des troubles de la myopie, de l’astigmatisme, de l’hypermétropie, de la presbytie, voire, et c’est plus grave, des affections telles que le glaucome ou la cataracte.

La myopie entraîne une mauvaise vue des objets éloignés sans toucher à la vision de près. L’image de l’objet apparaît alors en avant de la rétine donc de manière floue. Cela ne vous rappelle-t-il pas l’attitude des utilisateurs, prompts à regarder de très près leurs problèmes informatiques personnels, sans avoir une vision nette de ce que font les informaticiens ?

L’astigmatisme, lui, est un défaut optique qui provoque une déformation de la vision résultant d’une courbure inégale de la cornée et plus rarement du cristallin ou de l’ensemble du globe oculaire. Cela ne ressemble-t-il pas à l’opinion d’un DAF face à un budget informatique ?
L’hypermétropie entraîne une vision floue de loin qui s’accentue de près à cause d’une trop courte longueur axiale du globe oculaire. Là, c’est l’attitude type d’une direction générale : aucune vision, ni de près ni de loin, n’est exprimée. Même avec des lunettes…

Autre mal courant : la presbytie. Elle affecte la vision de près du fait d’une perte progressive de la souplesse du cristallin, liée au processus de vieillissement naturel. Si votre système d’information regroupe encore beaucoup d’applications développées il y a plus de vingt ans, vous êtes probablement victime de cette affection communément appelée (pas par les ophtalmos) le “legacy emmerdment maximum syndrom”.
Et le glaucome ? C’est une maladie du nerf optique due à une élévation trop forte de la pression intra-oculaire. La vision se brouille, des maux de tête apparaissent… pouvant aboutir à la cécité. Ce sont, hélas, nous autres DSI, qui sommes le plus souvent victimes de ce mal. Il est vrai que les DG ne se privent pas pour nous rajouter de la pression. Quant aux maux de tête, il suffit de quelques réunions de pilotage de projets pour les générer.

On peut aussi être atteint par la cataracte, une affection du cristallin, lentille située au départ derrière la pupille. Avec le vieillissement, le diabète, les traitements répétés à la cortisone ou plus rarement pour une cause congénitale, le cristallin s’opacifie progressivement et entraîne une baisse d’acuité visuelle. C’est le régime de choc pour une DSI : remplacez cristallin par “compétences”, vieillissement par “succession de schémas directeurs”, diabète par “bogues”, traitements répétés à la cortisone par “relations difficiles avec les fournisseurs” et cause congénitale par “DSI n’ayant pas le niveau”, et vous obtiendrez les ingrédients qui mènent une DSI à sa perte.

Enfin, le pire : la DMLA (dégénérescence maculaire liée à l’âge), qui se traduit par une atteinte du macula, la partie centrale de la rétine. Elle entraîne une baisse de l’acuité visuelle et une sensation de manque d’éclairage. Elle devient handicapante, empêche de lire, de conduire et même de discerner des personnes. Pour autant, la vision périphérique reste intacte. Difficile à traiter, elle mène au final à la cécité. Dans ce cas, il ne reste plus au DSI qu’à changer de métier ou demander la liquidation de ses droits à la retraite.

12 juillet 2007

ca blogue dur

Nos technologues n’ont pas encore inventé la machine high-tech à remonter le temps. C’est dommage. Mais, en réalité, nous n’en avons pas besoin. On a vraiment l’impression que l’histoire récente se répète. Que voit-on dans la presse ? Que les start-up refont parler d’elles, comme au bon vieux temps de la fin du XXème siècle, que le e-commerce repart de plus belle et que de nouveaux créneaux apparaissent. Je veux parler des incontournables blogs.

Certes, on nous affirme que ce n’est pas pareil : les start-up actuelles peuvent prouver qu’elles génèrent du chiffre d’affaires. Par rapport à celles de la fin des années 1990 et du début des années 2000, cela fait effectivement une différence. Mais, bon, Enron, Worldcom et Parmalat dégageaient aussi du chiffre d’affaires avant que l’on s’aperçoivent qu’il ne s’agissait que du vent soufflé par escrocs de grande envergure.

On devrait logiquement voir arriver de nouvelles start-up, dans le sillage de celles qui gagnent (un peu) d’argent, arguant du fait qu’elles aussi, elles ont un avenir prometteur. Jusqu’à une nouvelle bulle ? C’est probable. L’indice en sera le volume des introductions en bourse et les hausses de valorisations. Le e-commerce ? C’est vrai, il redémarre mais le secteur va devenir de plus en plus encombré. Les blogs, eux, sont un phénomène nouveau et ils font penser au foisonnement des start-up que l’on a déjà connu.

Nul doute que les annonceurs vont s’y intéresser davantage pour y placer des bandeaux et autres pop-up. Qui n’a pas son blog ? Même les grands patrons s’y mettent. Le mien, Pierre-Henri Sapert-Bocoup, en a un. On y apprend rien, et, de généralités sur l’état de l’économie en banalités sur les « impératifs du management du capital humain » (alors qu’il vient de s’octroyer une augmentation de salaires de 23,45% pour 2005), on perd son temps. Le problème est que pour nous, DSI, dans les dîners en ville, celui qui n’a pas son blog passe pour un vrai ringard.