02 décembre 2009

Les métiers improbables mais néanmoins indispensables de la DSI

Releveur d'empreintes carbone. Avec la maladie de la greenite (c'est comme la vache folle mais pour les systèmes d'information, qui se mettent à trembler sous l'effet des injonctions de sérum écologique), le releveur d'empreintes carbone a pour mission de déterminer, pour chaque matériel, chaque application, voire chaque action des informaticiens, l'impact énergétique.

 

28 novembre 2009

Métiers d’avenir

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Dans un précédent article, j’ai abordé la délicate question de la gestion des compétences, avec les métiers dont la DSI devrait être pourvue. Il y en a deux autres dont j’ai un besoin impératif mais dont je pressens qu’il ne serait pas « politiquement correct » d’exiger que la DRH me fournisse les compétences correspondantes. Ces deux métiers, à mon avis fort utiles, sont les suivants : exorciste de coût de possession et tueurs à gages d’applicatifs obsolètes. Le premier a un rôle déterminant, celui « d’exorciser » les directions métiers, la direction financière et une bonne partie des équipes de la DSI de la sale habitude inculquée depuis plusieurs années : ramener tout à des chiffres et des retours sur investissement pour lesquels l’énergie dépensée serait mieux utilisée à fiabiliser la gestion de projets.

Lire la suite dans le numéro 30 de la revue Best Practices Systèmes d'Information

 

 

26 octobre 2009

Même pas en rêve !

Lors d'une visite dans l'une de nos usines, dans l'Ouest de la France, je suis tombé par hasard sur l'excellent quotidien Ouest-France, dans lequel figurait (édition du 24-25 octobre) un non moins excellent article, signé de Julien Marchand, un jeune homme de 24 ans qui est probablement représentatif de cette génération Y dont on nous rebat les oreilles pour nous dire qu'ils vont « bouleverser les organisations ». En clair : foutre le bordel avec leurs exigences de 2.0 et autres méthodes collaboratives, et se jouer des procédures (de sécurité et autres chartes Internet) que nous avons mis des années à faire accepter par la génération des baby-booomers. Ce journaliste a eu l'idée de vivre une semaine sans Internet. Quelle idée ! D'aouest-france.jpgutant qu'il a mené sa mission à bien, le bougre... Son article est ainsi intitulé: « J'ai réussi à passer une semaine sans Internet ». Même pas une question... Une affirmation. Evidemment, son entourage était plus que sceptique. « Tu vas tenir ? » lui a demandé sa copine « intriguée » Hé, oui, il a tenu. Mais c'était dur... Le journaliste a donc connu les joies des méthodes de travail de ses confrères plus âgés : le papier et le téléphone pour obtenir des infos, au lieu de Wikipédia, la presse en ligne et l'e-mail... Le valeureux Julien Marchand a tenu bon, malgré les tentations : Tintin sur « les derniers commentaires sur Facebook, les vidéos sur Youtube, la musique sur Deezer, les nouveautés sur les blogs... ». Conclusion du « héros »: « J'ai survécu. Mais qu'est-ce que j'ai hâte de reprendre mes bonnes vieilles habitudes ». Il s'est d'ailleurs endormi avec son iPod équipé d'une connexion Wi-Fi. J'imagine une telle expérience dans notre entreprise. Rien que l'idée de couper tout accès à Internet devrait fomenter une révolution dont le DSI, en l'occurrence ma pomme, ferait les frais (ils ont Internet en libre accès chez Pôle emploi ?). J'ai d'ailleurs testé l'idée auprès du comité de direction. « T'es malade ? » m'a apostrophé notre directeur marketing, soucieux de rester en contact avec tous ses « potes » marketeurs, perdus sans pouvoir commenter tout et n'importe quoi sur Fais-ce-bouc (l'équivalent de « dessine-moi un mouton » dans le monde numérique). « Et je vais devenir quoââââ sans Internet ? », m'a balancé Anne-Laure de Troudusac, notre directrice de la communication, inquiète de revenir aux bonnes vieilles méthodes de diffuser des communiqués de presse et des invitations par télécopie (vous savez, le truc qui imprime ce qui sort d'un téléphone, ce qui est, quand on y pense, totalement révolutionnaire !). Goldman Birstearn, le directeur financier, n'a, lui, émis aucune objection. « De toute façon, cela m'est égal, mes collaborateurs font tout le boulot et ca leur fera pas de mal de se mettre vraiment au travail au lieu de surfer sur les sites de VPC ». Merci pour eux... « Cette décision n'est guère opportune, nous allons irriter les analystes financiers », m'a signifié Pierre-Henri Sapert-Bocoup, notre bien-aimé PDG, inquiet, lui, de l'évolution de ses stocks-options.... Quant à tous nos collaborateurs, je ne préfère pas leur suggérer ne serait-ce que l'échantillon d'un soupçon d'un embryon d'une pensée furtive sur l'arrêt de l'accès à Internet. Même pas en rêve !!! Même en leur rappelant qu'il y a seulement dix ans, ils travaillaient sans Internet et ne s'en portaient pas plus mal. Je ne tiens pas à me faire trucider dans un couloir sombre... Cela dit, l'idée est bonne. Réfléchissez ne serait-ce que cinq minutes : que se passerait-il si l'on supprimait Internet ? Même sans passer à l'action, ce sujet mérite réflexion....

23 septembre 2009

Voulez-vous travailler avec moi ?

sehiaud-work.jpgCa recrute pour 2010 ! La direction des ressources humaines nous a demandé, avant l'été, d'établir nos prévisions de recrutement pour 2010. Eh oui ! Moudelab & Flouze Industries va augmenter ses effectifs. C'est plutôt bon signe et, comme dit Pierre-Henri Sapert-Bocoup, notre PDG, « c'est en période de crise qu'il faut muscler nos compétences ». Pas faux et ce n'est pas moi qui vais m'en plaindre. J'ai donc établi la liste des postes stratégiques dont la DSI va devoir se doter pour affronter ces temps difficiles et être prête pour la reprise. Je vous livre en exclusivité les profils dont nous allons avoir besoin : courtisan du ROI, aboyeur d'appel à projets, amaigrisseur de client lourd, enfouisseur d'effet tunnel, couvreur de problématiques, assignateur à résilience, ramasseur d'entreprise étendue, vidangeurs de moteurs de recherche, viseur de cibles métiers, agent de résistance, géomètre des délais dépassés, créditeur de haut débit, sans oublier le nettoyeur de cabinets d'audit... Pour consulter les profils de compétences de tous ces talents improbables mais néanmoins indispensables pour une DSI, lisez donc le numéro 29 de la revue Best Practices Systèmes d'Information, paru le 7 septembre.

 

16 août 2009

Sites web sans but lucratif

DSC00732_t.JPGQui a dit que l'amour d'autrui se perdait ? Si l'on en juge par le nombre de sites web qui nous fournissent gratuitement de l'information sur les technologies de l'information, le don de soi (et de ses compétences) est une valeur montante. L'abondance de sources d'informations n'a jamais été aussi visible. J'ai connu les années 1980 et 1990, époque où les seules sources d'informations  se limitait à la presse professionnelle informatique (qui a quasiment disparu), et là, je ne connais pas mon bonheur ! Combien de blogueurs, de journalistes, de consultants, et d'experts en tous genre consacrent une partie de leur temps et de leur énergie au service des autres sans que cela leur ramène un euro ? Probablement des milliers. Pour nous, DSI, c'est tout bénéfice. Il suffit de piocher dans les analyses, les comptes-rendus, les actualités (bon d'accord, on retrouve la même sur des centaines de sites...) et autres documents pour s'informer.

Je n'imagine pas que, chez Moudelab & Flouze Industries, mon entreprise vénérée, je puisse avoir la même approche. Imaginez la scène : je vais voir mon directeur général et lui explique que nous allons créer un site web, financé par les actionnaires, et que plusieurs managers vont consacrer du temps à rendre service à une large communauté de lecteurs, comme ça, pour faire plaisir. Et que l'ensemble ne rapportera pas un sous à ces mêmes actionnaires qui financent. Il m'enverrai, à juste titre, me faire voir au Pôle Emploi voir s'il y est ! C'est pourtant la situation de la plupart des sites Web d'informations sur les technologies et des blogs, ceux que nous consultons régulièrement et qui sont de qualité, du moins pour quelques-uns qui méritent attention.

Je reste donc très admiratif à l'égard de tous ces bons samaritains qui ne comptent pas leur temps pour nous informer et qui doivent vivre dans le dénuement tant on se demande comment ils parviennent à générer du chiffre d'affaires avec leurs sites et à se payer par la même occasion. Continuez comme ça les p'tit gars, et ne prêtez pas attention à ce que les mauvaises langues racontent sur la crise de la presse...

 

31 juillet 2009

Marge arrières toutes

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Face à la pléthore de fournisseurs, comment faire le bon choix ? Sachant, bien sûr, qu'il est hors de question de prendre des risques et de voir débarquer dans l'entreprise des consultants ou des produits qui ne tiennent pas la route. Il paraît qu'il y en a sur le marché... L'idéal ? Des solutions logicielles robustes, des consultants compétents et pas trop chers pour les mettre en oeuvre : voilà ce dont nous avons besoin. ça, c'est la théorie. Pour la pratique, il faut se débrouiller comme on peut. Pour atteindre cet objectif, il y a plusieurs manières de procéder...

(Lire la suite dans le numéro 28 de la revue Best Practices Systèmes d'Information)

 

 

26 juillet 2009

R.A.S. sur le R.O.S.

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Ce jour-là, l'ambiance est plutôt glaciale dans la salle du comité de direction. L'heure est grave. Toutes les directions métiers passent sur le grill de l'incontournable retour sur investissement. Pierre-Henri Sapert-Bocoup et le DAF, son allié objectif (quoique...) se sont mis en tête de mettre des chiffres derrière, devant, au-dessus et au-dessous de chaque projet. Gare à celui dont le bilan prévisionnel s'avèrerait négatif ! Le tout est emballé dans un joli nom de programme : PET pour « Programme d'Excellence Transversale », complété, en ce qui concerne la DSI, par le programme ROT (Return On Technology). Tout cela a été concocté dans le plus grand secret par notre directeur financier, qui a passé deux semaines en séminaire aux États-Unis, invité par le cabinet Gare-à-tes-nerfs.

(Lire la suite dans le numéro 27 de la revue Best Practices Systèmes d'Information)

 

 

 

 

02 juillet 2009

DSI naturiste

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Je suis tombé par hasard, en surfant sur le Web, sur l'organigramme complet de la DSI d'une grande organisation publique. Certes, cela n'a guère d'intérêt, sauf pour quelques margoulins du marketing direct qui peuvent se ruer sur des centaines de noms (Hé oui, ils sont nombreux à la DSI, dirigée par un membre éminent du Cigref). Il n'empêche. Même si ce document fort instructif sur l'organisation de la DSI a été placé sur le Web par une organisation syndicale, soucieuse d'informer du « qui fait quoi » dans l'entreprise, on ne peut s'empêcher d'être inquiet sur ce genre de pratique. D'abord, parce que ceux qui sont cités, avec leur poste et leur e-mails (faciles à reconstituer) ne sont pas informés que leur identité est en accès libre sur Internet (Hé ? Les cabinets de recrutement, vous pouvez y aller, il y a des bons profils dans le lot...). Ensuite parce que les fournisseurs, du moins les plus malins d'entre eux, auront beau jeu de repérer les bonnes cartes à jouer pour identifier les points d'entrée. Enfin, parce que si tout le monde s'y met, les DSI vont se retrouver à nu sur Internet et, cela, n'est pas envisageable : on va ainsi voir que tel DSI a une bonne dizaine d'adjoints de sorte qu'il ne travaille plus guère ? Que tel autre a créé un service qui ne sert à rien sauf à recaser ses protégés en attente de retraite ou de départ « pour poursuivre des projets personnels » ? Qu'un autre s'est attribué un titre ronflant pour épater la galerie ? Ce ne sont que des hypothèses, bien sûr, cela n'existe pas. Mais le principe de précaution est toujours bon à appliquer...

PS : ceux qui veulent savoir de qui il s'agit peuvent me laisser un commentaire...