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10 août 2016

Coaching, on va s’gêner…

sehiaud-echos.JPGIl n’y a pas que les footballeurs qui gagnent des fortunes. Le quotidien Les Échos nous apprend, dans son édition du 10 août 2016, que le tarif d’un « coach spécialisé » dans la gestion des jeunes générations peut atteindre 20 000 dollars, pour rendre plus attractif Wall Street par rapport à la Silicon Valley. C’est effectivement beaucoup, d’autant qu’il s’agit d’un tarif horaire ! On en a vu des consultants en stratégie qui facturent une blinde pour nous expliquer qu’il faut engager « la transformation numérique », « renforcer la synergie avec les métiers », ou « élaborer une vision à long terme en lien avec les enjeux métier ». Le coaching des vieux DSI face aux jeunes DSI semble être un créneau porteur.

Étant dans la première catégorie, je vais peut-être me reconvertir pour expliquer à mes collègues comment faire pour se faire piquer son job en douceur. Pour 20 000 dollars de l’heure, je peux même me contenter de balancer des banalités du style « La transformation numérique ne se fera pas sans les jeunes générations », il faut « renforcer la synergie entre les jeunes et les vieux » ou encore il faut « élaborer une vision commune pour dégager une vision commune entre les métiers exercés par les plus vieux et par les plus jeunes ». En matière de baratin et de banalité enveloppée dans un bel emballage de consultant moderne, je m’y connais… Je peux même facturer 10 000 de plus si mes slides sont jolis…

18 avril 2016

Arriver au départ

sehiaud-360.pngLu dans un livre blanc envoyé par un fournisseur qui aimerait bien travailler avec moi :  "Pour chaque projet, ce sont toutes les Business Units qui sont mobilisées afin de pouvoir répondre à 360° aux besoins des clients." Si je comprends bien, mener un projet à 360° signifie qu'à la fin, on revient au point de départ. Autant ne rien faire... Si déjà on parvenait à réussir des projets à 15°, nous aurions beaucoup progressé...

25 décembre 2015

Réponse, es-tu là ?


sehiaud-reponse.JPG« Qu’est-ce qu’une réponse à la réponse ? » Voilà une question philosophique qui pourrait bien figurer en bonne place dans les sujets du prochain baccalauréat. Elle nous est posée dans un livre blanc sponsorisé par Blue Coat Systems, un fournisseur de solutions de sécurité.  Cette approche est probablement caractéristique des esprits compliqués : car pourquoi vouloir répondre à quelque chose dont on connait déjà la réponse ? Sûrement par esprit de contradiction…

Tout comme le cercle est juste une ligne droite qui est revenue à son point de départ, on peut dire que la réponse à la réponse permet de se reposer la question de départ. Et inversement : la question à la question permet de redonner la réponse à ceux qui n’ont pas écouté. Simple, non ? Quant à savoir ce que je vais faire de ce livre blanc, je n’ai pas la réponse. Ni la réponse à la réponse…

21 décembre 2015

Faudrait savoir...

sehiaud-webtobusiness.JPGSecret or not secret ? À l’heure du tout Web et de la transparence, certains se demandent encore et répondent en combinant les deux. J’ai reçu une invitation pour la prochaine édition de l’événement Web2Business, qui se présente comme le « davos n° 1 du digital et du e-commerce », avec 900 VIPs dirigeants finaux (avec un x…).

Intéressant mais dans l’invitation, le lieu est « tenu secrêt ». Comment faire ? J’aime bien savoir, au moment de m’inscrire à un événement où il se déroule. Question de logistique : si c’est trop éloigné de chez moi, c’est la galère pour rentrer ! Autant anticiper… Heureusement, les organisateurs savent jouer sur le suspens : un simple clic sur le lien dans l’invitation nous emmène vers une page où le lieu est écrit en gros sur la page d’accueil du site. C’est un nouveau concept : un secret en pleine home page d’un site. Plus c’est gros, moins ça se voit, c’est sûrement ce qu’ont imaginé les organisateurs.

Ah, j’oubliais le plus important : la date. Dans l’invitation, c’est le 12 janvier 2016, sur le site c’est le 16 février 2016. C’est là encore un nouveau concept du type « une des deux dates est la bonne, saurez-vous la reconnaître ? ». Heureusement, l'année est la bonne... Ou alors j’ai raté un épisode… ! C’est vrai que dans l’univers du Web 2.0, on est vite largués… En attendant, les 12 janvier et 16 février sont toujours libres dans mon agenda…

 

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15 décembre 2015

Consulting low cost

sehiaud-stagePAC.JPGUne annonce d’emploi, parue mi-décembre, m’a m’interpellé. Il s’agit d’un cabinet d’études et de conseil français, bien connu, qui recherche un ou une stagiaire. Jusque-là, rien de bien original. Sauf que le domaine n’est pas, comme on pourrait s’y attendre, la compilation de tableaux de chiffres pour en faire des beaux graphiques ou la rédaction de commentaires sur des tendances. Non, il s’agit d’un domaine éminemment stratégique pour les clients dudit cabinet d’études : le conseil en stratégie avec un focus sur les fusions-acquisitions.

Peut-on confier la définition de sa stratégie à un stagiaire qui en plus, conseillera sur les meilleurs moyens de réussir une fusion ? Pourquoi pas… Mais, quand même, j’en doute fort. En tout cas, moi je ne m’y risquerai pas, même pour ma stratégie système d’information. « Nous ne vous laissons pas tout(e) seul(e), mais souhaitons que vous soyez rapidement autonome sur certaines tâches ». Les rédacteurs de l’annonce ont cru bon de le préciser, c’est signe que l’on pouvait avoir un doute… Dans la réalité, il est fort probable que le ou la stagiaire se retrouve vite seul(e). « Vos idées sont considérées comme un vrai atout pour l’entreprise. » Comment rémunère-t-on un « vrai atout » dans ce cabinet de conseil ? « 1 000 € bas de bulletin incluant des tickets restaurant et l’indemnité transport ».

Que les candidats (qui doivent disposer de « Connaissances de base en finance », quand même) ne se plaignent pas : « Nous vous proposons de travailler au sein d’une équipe jeune et dynamique. » Heureusement pour eux : il ne manquerait plus qu’une équipe de vieux bras cassés aigris dans un open space poussiéreux pour compléter le tableau et leur miner le moral dès leur premier jour de « consultant en stratégie et fusions-acquisitions ». Bonne nouvelle pour ceux qui veulent se considèrent comme des vrais atouts pour moins de six euros de l’heure (« bas de bulletin », ne soyons pas mesquin) : il y a « des perspectives d’embauche en CDI et de montées en compétences », précise-t-on. Comme disait le grand philosophe hongrois Vâziÿ Môllô : « Il vaut toujours mieux monter en compétences que de descendre aux enfers. »

09 décembre 2015

Nouveau concept

sehiaud-cloud.JPG

On sait que l’innovation technologique connaît un rythme effréné. Voilà un nouveau concept que je ne connaissais pas : la cloud. Après tout, il n’y a pas de raison que le cloud n’ait pas son équivalent féminin. On peut supposer que, par rapport à son équivalent masculin, on puisse avoir le coup de foudre pour son charme « as a service ». D’autant que la promotion (c’est VMware qui propose ce service de test de prestataires cloud) nous interpelle avec : « Vous êtes prêt à faire un essai ? ».

On s’apercevra que la cloud a une sensibilité particulière que n’a pas le cloud, beaucoup plus impersonnel et que l’habillage des applications est différent. On peut même parier qu’en 2016 paraîtra le premier ouvrage intitulé « Le cloud vient de Mars, la cloud vient de Vénus ». Voire, si une start-up se met sur le coup, la création du premier club de rencontres pour utilisateurs qui souhaitent échanger leurs expériences. Une sorte de MeeTIC 2.0…

29 septembre 2015

Revue d'à peu pressque

2015-08-16 10.28.29.jpg« HP supprimer 30 000 emplois » 

Le constructeur va pouvoir trouver une autre signification à son célèbre slogan « HP INVENT » : Invitation Nominative Vers des Emplois Non Tangibles.

« Volkswagen accusé de fraude anti-pollution avec son logiciel espion »

Le type qui a développé cet outil est plutôt talentueux : je suis prêt à le recruter dans mes équipes. J’ai déjà une idée de sa mission : développer un logiciel qui, en cas d’audit, me permettra de masquer quelques libertés prises avec les règles de la comptabilité et de la répartition des coûts. Dès qu’un auditeur interne ou externe se connectera au système d’information, il sera berné par de fausses informations.

« Le patron de SAP perd un œil » (L’Informaticien, 18 septembre 2015)

Bill McDermott a été victime d’un malencontreux accident domestique qui lui a fait perdre son œil gauche. Tout commentaire concernant l’impact sur la vision stratégique de l’éditeur serait malvenu et totalement déplacé.

« En quoi Marseille devient la plaque tournante de la bande passante pour Internet ? » (Livre blanc diffusé par Le Magit, 14 septembre 2015)

C’est qu’en matière de plaque tournante, Marseille a une certaine expérience : « Marseille n’était qu’une énième passerelle en Méditerranée vers le reste du réseau mondial. Désormais, il est le point de chute du monde occidental duquel on peut le plus rapidement envoyer du contenu vers l’Afrique et l’Asie du sud », explique-t-on chez Interxion, l’hébergeur qui gère le datacenter racheté à SFR.  On parle de réseaux bien sûr.

« 18 % des cadres consultent leurs mails en conduisant, 50 % les consultent au lit » (LeMonde Informatique, 3 septembre 2015)

C’est bien normal que des chefs de projet incapables de piloter les projets lisent leurs e-mails en conduisant et que ceux qui dorment en réunion consultent leurs e-mails au lit... 

10 août 2015

Revue d'à peu pressque

Coquille ? « Sage Life devient Sage Live » nous révèle l’éditeur du même nom. Ils avaient peut-être fait une erreur de frappe la première fois ? En tout cas, pour trouver ça, on espère qu’ils ont fixé une deadline… (animasoft.com).

Joliment dit… Valtech, l’agence de marketing digital pionnière dans les technologies (Hé oui, ça existe…) transfère son siège social au Luxembourg. Non, ce n’est pas pour les raisons que l’on peut deviner. C’est, paraît-il « pour donner au groupe un cadre législatif et social plus stable et une image plus neutre au niveau international. » (boursier.com).

Shocking. « Le Gouvernement Britannique ne veut plus dépendre des produits d’Oracle » (Lemagit.fr). Trop cher, paraît-il. Pourquoi ont-ils dépensé tant ? « Des responsables informatiques ont des relations personnelles avec les commerciaux d’Oracle. » Ce n’est pas en France que l’on verrait ça…

Paradoxe. « Marché de l’Hyperconvergé : une offre qui ne cesse de s’étoffer » (Lemagit.fr). Voilà un marché bien paradoxal : plus il converge, et  hyperconverge même (ça doit être encore plus fort) et plus il s’étoffe. Ça doit donner mal à la tête de comprendre par quelles subtilités c’est possible. Cela tombe bien, le leader du marché, Nutanix, a un nom de médicament contre le mal de crâne.

Monsieur Plus. « 14 % seulement des dirigeants d’entreprises français prévoient des investissements dans le Big Data à court ou moyen terme », selon un sondage Opinion Way - Axys Consultants (Best Practices Spotlight). Et probablement 95 % des fournisseurs vont continuer à nous abreuver de considérations sur le Big Data.

14 juin 2015

Ça c’est de l’analyse prédictive !

sehiaud-IBM-SPSS.JPGQuand je reçois des livres blancs, dont les fournisseurs nous abreuvent régulièrement, je regarde toujours la date de publication, histoire de vérifier qu’on nous ne refourgue pas des vieux trucs vus et revus. L’un des leaders dans ce domaine (faut bien être leader quelque part), c’est IBM. 

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08 juin 2015

On fait comme on peut…

sehiaud-hello_my_name_is_consultant.jpgComme disait ma grand-mère berrichonne : « Ils sont bien braves mais ils ont du mal à conclure. » Vous le savez, nous travaillons depuis longtemps avec notre cabinet de conseil en management et en stratégie préféré : Meyer Sainou Léméyeur. Un leader sur son marché, cela va de soi.

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