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13 avril 2017

Les rois du pas arrondi


sehiaud-devops2.JPGLes grilles de salaires des professionnels IT fleurissent. Dans le Magit, on apprend qu'un spécialiste DevOps est payé en moyenne 49 699 euros par an. Bon, les gars, c'est bien la peine d'avoir fait des études et de se coltiner un boulot pas toujours très drôle pour ne pas être capable d'arrondir son salaire au moins à l'euro supérieur ! Il ne faudrait pas oublier le sprint des augmentations de salaires et la livraison continue des primes...

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11 septembre 2016

DSI à temps partagé

dsi-partage.pngOn parle beaucoup, aujourd'hui, des emplois de managers à temps partagé. On les trouve dans les domaines de la finance, des ressources humaines, du marketing, voire des directions générales. Mais aussi pour les DSI : c'est l'une des voies de reconversion pour nombre de mes collègues, remerciés du jour au lendemain et qui ont choisi, au lieu d'un autre poste à temps plein ou d'une carrière de consultant, de devenir DSI à temps partagé. 

Mais à chaque fois que j'entends cette expression, je ne peux m'empêcher de penser aux deux autres significations, selon la façon dont on l'écrit : 

- "Le DSI à tant partagé" : c'est le signe qu'il s'est fait dépouillé de son savoir-faire, par exemple par un CDO parachuté qui essaie de se faire bien voir...

- "Le DSI attend, partagé" : c'est le signe d'une incertitude quant à la stratégie de son entreprise.

La prochaine fois que vous entendrez cette expression, vérifiez que votre interlocuteur n'est pas un pauvre DSI sans budget qui erre dans un océan d'incertitudes...

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21 décembre 2015

Faudrait savoir...

sehiaud-webtobusiness.JPGSecret or not secret ? À l’heure du tout Web et de la transparence, certains se demandent encore et répondent en combinant les deux. J’ai reçu une invitation pour la prochaine édition de l’événement Web2Business, qui se présente comme le « davos n° 1 du digital et du e-commerce », avec 900 VIPs dirigeants finaux (avec un x…).

Intéressant mais dans l’invitation, le lieu est « tenu secrêt ». Comment faire ? J’aime bien savoir, au moment de m’inscrire à un événement où il se déroule. Question de logistique : si c’est trop éloigné de chez moi, c’est la galère pour rentrer ! Autant anticiper… Heureusement, les organisateurs savent jouer sur le suspens : un simple clic sur le lien dans l’invitation nous emmène vers une page où le lieu est écrit en gros sur la page d’accueil du site. C’est un nouveau concept : un secret en pleine home page d’un site. Plus c’est gros, moins ça se voit, c’est sûrement ce qu’ont imaginé les organisateurs.

Ah, j’oubliais le plus important : la date. Dans l’invitation, c’est le 12 janvier 2016, sur le site c’est le 16 février 2016. C’est là encore un nouveau concept du type « une des deux dates est la bonne, saurez-vous la reconnaître ? ». Heureusement, l'année est la bonne... Ou alors j’ai raté un épisode… ! C’est vrai que dans l’univers du Web 2.0, on est vite largués… En attendant, les 12 janvier et 16 février sont toujours libres dans mon agenda…

 

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21 mai 2013

Ca n'a rien de personnel...

sehiaud-atos.jpgIl paraît qu'il y a des changements au comité exécutif d'Atos... J'ai lu sur le Web que Thierry Breton, le DG de la SSII a déclaré, commentant les trois nominations : "Je remercie Laurent pour l’action qu’il a mené chez Atos et lui souhaite une poursuite réussie de sa carrière professionnelle. Je suis convaincu qu’avec Jean Marie, désormais en charge des activités d’Atos France, nous saurons relever les nombreux défis pour le développement de nos activités au service de nos clients. Je souhaite à Jean Marie, Patrick et Ivan un plein succès dans leurs nouvelles fonctions».

Bien sûr, comme dans les communiqués de sociétés cotées en bourse, il faut lire en les lignes. On reprend, pour ceux qui n'ont pas suivi. Et d'ailleurs ça peut servir pour quiconque veut trousser un beau discours. Donc :

- Si vous venez de virer quelqu'un mais que vous ne souhaitez pas lui faire de la peine, dites : "Je remercie XXXX pour l’action qu’il a mené chez YYY et lui souhaite une poursuite réussie de sa carrière professionnelle." C'est un grand classique...

- Si vous voulez faire passer un message à un nouveau venu et lui signifier que vous l'avez à l'oeil, dites : " Je suis convaincu qu’avec XXXX, désormais en charge des activités de YYYY France, nous saurons relever les nombreux défis pour le développement de nos activités au service de nos clients." Ce qui signifie, en clair : "je te confie une situation difficile, débrouile-toi pour remettre de l'ordre dans tout ça."

- Enfin, si vous voulez adresser un message collectif et signifier que vos nouvelles recrues ont intérêt à bosser un maximum et à remplir leurs objectifs sans faillir, dites : " Je souhaite à Jean Marie, Patrick et Ivan un plein succès dans leurs nouvelles fonctions ».

Les voilà donc prévenus...

 

 

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12 avril 2013

Dément, non ?

sehiaud-echos.JPGLe quotidien Les Echos du 12 avril 2013 cite une étude réalisée par le think tank américain RAND sur le coût de la démence (à ne pas confondre, paraît-il, avec la folie). Verdict : entre 157 et 215 milliards de dollars aux Etats-Unis. Un coût qui est largement supérieur aux dégâts causés par les maladies cardio-vasculairs et les cancers. Et 15 % des plus de 70 ans sont affectés... On en déduira donc qu'il ne faut jamais recruter un DSI de plus de 70 ans ! Un directeur général qui s'aventurerait à le faire a presque sept "chances" sur cent de tomber sur un dingue. On remarquera, à l'inverse, que recruter un DSI de moins de DSI ne protège pas à 100 % de tomber sur un dingue... On peut même avancé que le coût est largement supérieur aux estimations du think tank, surtout si l'on intègre les projets IT "démentiels" que nombre de DSI ont connu et, pour la plupart, ont été contraints de gérer...

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13 mai 2012

Tu t'es vu quand tu communiques ?

sehiaud-comm.jpgPeut-être l'avez-vous remarqué, l'écosystème des fournisseurs de technologies de l’information n’est pas sans rappeler le monde animal. On y trouve en effet les principales espèces qui peuplent « la jungle des solutions innovantes », « la savane dans laquelle s'ébrouent les grands mammifères constructeurs-intégrateurs », le « marais de la maintenance pas-chère-du-tout-vous-verrez- c'est-pour-votre-bien », le « désert aride de la relation client », ou encore la « zone tropicale, très chaude, de la négociation des contrats. »

Puisque, à l'image de ce monde animal, chaque espèce a ses propres caractéristiques, elles se déclinent dans les stratégies de vente et de communication de nos chers fournisseurs. Je ne sais pas ce qu'il en est pour vous mais, en tant que DSI d'un grand groupe industriel, mes coordonnées figurent dans tous les fichiers qui circulent et que les fournisseurs utilisent pour nous bombarder d'informations et nous vendre leurs solutions. Avec, reconnaissons-le bien volontiers, le meilleur comme le pire.

Du côté du pire, il y a ceux qui nous envoient quinze fois leurs invitations à leurs événements pour présenter la dernière fonctionnalités de leur solution leader sans comprendre au bout du deuxième envoi que cela ne nous intéresse pas ; il y a ceux qui harcèlent nos courageuses assistantes et insistent pour nous parler ; il y a également ceux qui nous inondent de leurs newsletters pour raconter les dernières tribulations de leur directeur commercial dont on n’a que faire, ou encore ceux qui nous incitent à consulter leur site Web où on ne trouve même pas les coordonnées d'un simple contact si on veut en savoir plus…

Je me suis essayé à dresser une petite typologie de nos fournisseurs. Evidemment, cette liste n’est pas exhaustive. On trouve par exemple les commerciaux « boeufs » : ceux qui n'ont rien compris à vos besoins mais qui essaient quand même de vous fourguer leurs solutions. On ne sait jamais. Les commerciaux « Baudets du Poitou » sont très proches des « boeufs », mais à la différence de ces derniers, ils sont moins actifs et se contentent de hocher la tête quand vous leur parlez, en ruminant sur leurs bonus perdus si vous n'achetez rien.

Les commerciaux « chimpanzés » sont prêts à faire toutes les grimaces possibles pour vous faire signer un contrat de maintenance. Les commerciaux « caméléons » peuvent vous vendre tout et son contraire, par exemple des licences logicielles et le même produit en mode cloud. Seule la couleur de l'emballage change. Les commerciaux « piranhas » en veulent à votre argent et sont prêts à tout pour vous faire signer un bon de commande. Ils adorent dévorer les DSI tout cru…

Les commerciaux « chiens de prairie », souvent affamés, vous poursuivront jusqu'à ce que vous leur lâchiez un os à ronger. Même un petit contrat fera l'affaire. Les commerciaux « vautours », eux, ne sont pas pressés, ils vous tourneront autour pendant des semaines, mais dès que vous exprimerez la volonté d'investir, ils fondront sur vous pour vous arracher une partie de votre budget avec leurs griffes acérées.

Les commerciaux « rhinocéros », souvent issus des grands éditeurs ou SSII, foncent dans le tas et ne craignent pas de laisser su sang dur les murs (toute ressemblance avec un éditeur existant serait évidemment totalement fortuite.). J'aurais pu également vous parler des commerciaux de type requins (on en connaît tous), crocodiles (aux dents longues), girafes (petite tête et grandes jambes), anaconda (étouffant, surtout sur la fin), calamar (très affectueux et collant), ou gorille (persuadé d'être leader).

Fort heureusement, certains nous alimentent en cas clients (toujours utiles), en points de vue d'experts pour montrer qu'ils ont un minimum de réflexion et d'idées ou en livres blancs plutôt bien écrits pour la plupart, et dans lesquels on trouve suffisamment de contenus pour comprendre une problématique technologique ou de management.

Si l'on consultait aujourd'hui Darwin sur l'évolution des espèces de fournisseurs IT, il nous expliquerait certainement qu'un changement est en marche : de méthodes primaires de vente vers une conception plus intelligente basée sur la qualité des contenus. On n'est pas arrivés mais on ne demande qu'à y croire ! •

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01 novembre 2011

Témoignages clients

neurones.jpgJ’ai reçu une brochure commerciale dont les concepteurs ont eu l’excellente idée d’intégrer des témoignages clients. Voici le premier : «Super, bonne maîtrise du planning, attention forte portée à l’adaptation des stagiaires et de leur «particularité/spécificité». Positionnement juste, bon équilibre entre postures diverses.» Voici le second témoignage : « Super accueil, tout en douceur et souplesse, avec amour et bienveillance, attention sur tous les détails

Je vous arrête tout de suite ! Vous allez penser qu’il s’agit d’une brochure me vantant les mérites d’un club de rencontres très (très, très…) proche de ses clients. Vous n’y êtes pas. Soyons sérieux : il s’agit de nous vanter les mérites d’un séminaire sur la gouvernance organisé par l’Integral Governance Institute. Même si, précise l’organisateur, « Les horaires seront très larges, en fonction des besoins », ça donne quand même envie d’y aller… Parce qu’on ne rigole pas avec la gouvernance ! Il s’agit rien moins que de libérer les organisations « de la domination des êtres humains et évoluer vers sa Raison d’Être pour apporter au monde son talent unique. » Exactement ce qu’il me faut avant d’aller négocier les budgets de la DSI avec le DAF…

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26 août 2011

Y’en a qui n’ont rien d’autre à faire

sehiaud-merck2.JPGC’est l’histoire d’un fournisseur de solutions de téléprésence qui s’appelle Polycom, l’un des leaders mondiaux. A priori rien de bien révolutionnaire si ce n’est que la téléprésence qu’il commercialise est qualifiée d’immersive. D’après ce qu’on m’a dit, cela consiste à faire comme si on était dans une pièce alors qu’on y est pas. C’est vrai que, des fois, on aimerait bien se trouver dans une autre pièce mais, surtout, sans que ceux qui y sont déjà le sachent ! Je vous parle de cela parce que la société en question a envoyé aux médias un communiqué de presse signalant qu’un grand laboratoire pharmaceutique (Merck) s’est équipé des solutions de Polycom. Tant mieux pour eux.

Mais la personne qui a envoyé ce communiqué, sans doute pressée de porter la bonne parole sur ce contrat qu’on pressent juteux, a oublié d’enlever l’en-tête. Et c’est là que l’on voit que, dans certaines entreprises, les managers passent leur temps à effectuer des tâches qu’ils pourraient tout à fait déléguer. Surtout la relecture d’un texte de tout juste 3 000 signes… Qu’on en juge : pas moins de quatorze personnes se sont attelées à la relecture/validation/correction/suggestion/rerelecture de ce chef d’œuvre informatif, avant diffusion : les gens de la comm, bien sûr, le marketing, le CDO (C’est le Chief Data Officer, pour ceux qui l’ignorent), le CFO (le type qui gère les sous), le CMO (celui qui concocte le marketing), le CEO (le Big boss), sans oublier l’inévitable juriste, des fois qu’une virgule soit mal placée, et le client. Tous ont mis leur tampon « Reviewed and approved » sur le texte.

Il faut en effet pas moins de quatorze personnes pour trouver un sous-titre de haute tenue : « L’entreprise donne ainsi un nouvel élan à sa productivité ». Je suppose qu’on ne parle pas de l’animal qui peuple les forêts finlandaises puisqu’il s’agit d’un labo pharmaceutique et pas d’un zoo… Chacun des « Reviewer » avait reçu pour consigne de « approuver et reviewer » et, ensuite de passer à son voisin. Ce qui donne, en anglais dans le texte : « As each stakeholder approves, PR to mark the release as “reviewed” by the stakeholder, include date, then forward to next reviewer in the chain. Au fait, chez Polycom, ils n’auraient pas pu organiser une petite réunion en téléprésence ? En un quart d’heure, l’affaire était bouclée ! Mais ils ne sont peut-être pas équipés de solutions immersives…

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22 mars 2011

Semicons à part entière

sehiaud-semicon.JPGLes multiples newsletters que l’on reçoit dans nos boites à lettres électroniques ne nous apprennent souvent rien qu’une autre newsletter ne nous a déjà appris, qui elle-même est un clone d’une autre newsletter. Mais, quelquefois, on en apprend de belles. Ainsi la newsletter de l’excellent site Magit, dans son édition du 22 mars, nous révèle qu’il est probable que nous soyons confrontés à des « problèmes d’approvisionnements dans les semicons » (voir photo).

C’est un vrai scoop car pour l’instant l’approvisionnement de l’entreprise et de ma DSI en semicons n’était pas un problème. Hélas, on a même été confronté à une surproduction… Tant mieux si nous en avons moins car c’est difficile à gérer, les semicons : n’oublions pas en effet que les semicons ne sont cons qu’à moitié, l’autre moitié étant alimentée par des éclairs de lucidité plus ou moins furtifs. Le problème reste que l'on ne sait pas quelle moitié est la bonne. J’attends donc avec impatience la prochaine newsletter du Magit pour nous annoncer la prochaine pénurie de "cons en entier". Ca nous rendrait bien service et nous serions débarassés définitivement de quelques boulets…

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04 décembre 2010

WiSIleaks

wikileaks.jpgL’affaire Wikileaks fait actuellement grand bruit. Mettre sur la place publique des centaines de milliers de documents pour révéler les petits et grands secrets est plutôt intéressant. Mais il faut que cette initiative s’arrête aux portes des systèmes d’information !

Imaginez qu’un DSI soit confronté à la même situation, une sorte de WiSIleaks : un petit malin publie des documents qui n’auraient pas du sortir des murs de la DSI. Par exemple : tous les comptes-rendus de projet où l’on verrait les conflits entre différents protagonistes mis à jour et qui ont conduit aux dépassements de budgets et de délais dont on s’était toujours demandé comment ils avaient pu survenir alors que tous les indicateurs étaient au vert… Les contrats où l’on constaterait que le DSI a signé un peu vite des clauses complètement débiles imposées par les fournisseurs… Les notes de frais de certains où l’on observerait quelques dérives… Quelques business cases où le bidonnage apparaîtrait au grand jour pour qui sait lire entre les lignes… Sans parler des e-mails internes entre le DSI et ses équipes traitant les directions métiers « d’emmerdeurs de première », le directeur général de « petit chef hystérique » et les utilisateurs de « gros nazes qui ne méritent pas tous les services qu’on leur propose ». Qu’on se rassure, les systèmes d’information n’intéressant pas grand’monde, on ne risque pas de voir surgir un WiSIleaks… Ouf !

 

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