Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

31 janvier 2008

Wonderful Open World

Je n’assiste généralement pas aux conférences auxquelles nos fournisseurs préférés nous invitent régulièrement. J’ai déjà donné : entre la langue de bois, les présentations interminables Powerpoint et les commerciaux avant-pendant-après vente pots de colle, je préfère rester dans mon bureau. On y trouve aussi de la langue de bois (la DG n’est pas en reste), des collections de slides (pour les comité de pilotage projets notamment) et des collaborateurs pots de colle (souvent pour des motifs futiles d’ailleurs).

Mais, au moins, nous sommes dans un environnement familier. De temps en temps, je fais quand même un effort. Cette fois, il s’agissait d’une conférence sur l’Open Source. Question changement d’univers, je n’ai pas été déçu. J’ai crû retrouver la magie d’Eurodisney (j’y suis allé le mois dernier avec les enfants) : un esprit communautaire très présent, une culture de partage, un altruisme omniprésent, bref un « wonderful world » que les orateurs successifs (tous de fervents supporters du logiciel libre) se sont attachés à mettre en exergue. « Tout le monde travaille pour tout le monde, au meilleur coût et tout le monde aide tout le monde en corrigeant les bogues dès qu’ils apparaissent ».

Pourquoi pas ? En soi, l’Open Source est une bonne chose, avec de solides socles technologiques : nous l’avons d’ailleurs mis en œuvre pour nos applications internet et cela fonctionne très bien. Et je ne vous parle pas des coûts, qui ont vraiment fondu, ce n’est pas pour déplaire à notre DAF. Non, ce qui me gêne, c’est le substrat idéologique qui s’insinue inévitablement dans chaque débat sur le logiciel libre. Et gare à celui qui ose émettre un quelconque doute, de bonne foi ! C’est relativement agaçant pour les DSI car, comme tout dogmatisme, nous pouvons être induit en erreur au nom de principes qui n’ont souvent rien à voir avec la réalité du business, de nos coûts et de nos organisations.

14 janvier 2008

Ca n’a rien de personnel

Il a deux phrases qui me font toujours sourire. Elles sont la plupart du temps prononcées par les top managers qui s’adressent à leurs subordonnés en instance de placardisation ou de voyage aller simple vers l’ANPE. La première est : « cela n’a rien de personnel ». En vigueur plutôt dans les entreprises anglo-saxonne, cette petite phrase est toujours associée à une mauvaise nouvelle et sert d’excuse à celui qui la prononce : « tu es viré mais cela n’a rien de personnel ». Bref, il ne s’est rien passé et restons bons amis. Inutile de dire que personne ne croît que « cela n’a rien de personnel » !

La seconde expression que l’on retrouve régulièrement est la suivante : « je vous renouvelle ma confiance ». C’est presqu’à coup sûr le prélude à une mauvaise nouvelle, mais différée. On emploie en effet « je vous renouvelle ma confiance » avant le « ça n’a rien de personnel ». Entre les deux, peuvent s’écouler quelques semaines, voire quelques mois, mais jamais quelques années. Les statistiques sont formelles : tous ceux à qui l’on a renouvelé la confiance se sont fait viré dans un délai inversement proportionnel à la taille de l’entreprise. On l’observe en politique : un premier ministre à qui le Président de la République renouvellera sa confiance n’en aura plus pour longtemps. Amis DSI, si, un jour, votre DG vous renouvelle sa confiance, c’est que probablement vous êtes sur un siège éjectable. Mais rassurez-vous : dans tous les cas, cela n’aura rien de personnel…