Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Ça va pas la tête ? Ou pas...

Nous, DSI, sommes souvent démunis, face à la masse d’informations qui nous submerge. Nous passons trop de temps à chercher. En vain quelquefois. C’est d’autant plus agaçant que la gestion de projet n’attend pas. Lorsque la rédaction de Best Practices Systèmes d’Information m’a demandé, avec insistance, de contribuer régulièrement à cette publication, j’ai d’abord refusé. Donner mes bonnes pratiques ? Ca va pas la tête ?

C’est vrai, j’ai commis un ouvrage (DSI.con paru aux Editions 2020) que beaucoup d’entre vous ont rangé consciencieusement dans leur bibliothèque, après l’avoir lu, j’espère. Un livre qui m’a demandé beaucoup d’efforts de concentration et de synthèse (excusez, je n’ai pas l’habitude,
le seul moment où je pratique l’exercice c’est lorsqu’il me faut négocier mon budget annuel). Les raisons ne manquaient donc pas pour refuser la proposition d’écrire régulièrement pour Best Pratices : je n’ai pas le temps, je n’ai rien à dire car j’ai déjà tout livré dans DSI.con, et, à force, je vais vraiment me faire repérer par ma direction générale qui ne se doute de rien… Pour l’instant. De quoi flinguer ma carrière aussi vite qu’un DG vous sonne quand son BlackBerry donne des signes de fatigue !

Et lorsque j’ai fait le total du volume de textes que l’on me demande d’écrire en un an (74 800 caractères, les bougres, ils ne lésinent pas sur la matière grise !) je me suis dit qu’il serait préférable de me coltiner mon énième schéma directeur : ça fait moins de signes au centimètre carré de papier et on peut résumer sur des slides quand on n’a rien à dire, j’ai appris cette technique chez nos fournisseurs préférés…

Mais, voilà, je suis là. Fidèle au poste ? On ne se refait pas. Comme disait Archimède, notre maître à tous, dans son Traité des corps f ottants à la surface des systèmes d’information : « Tout DSI plongé dans une communauté de Bonnes Pratiques subit de la part de celle-ci une pression verticale de bas en haut qui le fait remonter à la surface. » Plus sérieusement, je reste convaincu que l’union fait la force : en partageant collectivement nos bonnes pratiques, nous serons plus efficaces, donc notre pouvoir n’en sera que renforcé face aux directions générales parfois obtuses, face aux directions métier toujours sur notre dos, face à nos utilisateurs toujours prompts à biaiser pour obtenir ce qu’ils veulent ou face à nos chers directeurs financiers avides de réduction de coûts (le mien veut des « réductions de coûts à n’importe quel prix », c’est dire que son sens des contradictions est très aiguisé…). Que du bonheur en perspective ! « Ah, si nous avions su ! », affirmons-nous souvent lorsqu’un projet est mal parti. Et que c’est trop tard pour revenir en arrière, sauf à voir s’envoler nos budgets.

Pourtant, un DSI, quelque part, a évité les écueils. Mais on ne le sait pas. C’est tout l’enjeu du partage des bonnes pratiques. Best Practices, c’est un peu l’Open Source de l’information, les inconvénients en moins (nous ne sommes pas obligés d’acheter des prestations de services pour mettre en application) : on peut partager avec d’autres, et, en échange, s’approprier leurs bonnes pratiques. Une sorte de fertilisation croisée à germination rapide dirait mon jardinier.

Un DSI a toujours des bonnes pratiques. Que l’on réussisse un projet, ou qu’on le plante lamentablement, il y a toujours des enseignements à en tirer : pourquoi ne pas en faire profiter toute la communauté ? C’est ce que je vais tenter de faire, tout au long de ces pages. Plus que 71 400 caractères à écrire… Et en plus, je réduis les coûts de ma DSI de quelques eus par mois. Comment ? Je vous livre mon secret : en contribuant à Best Practices Systèmes d’Information, je bénéficie d’un abonnement gratuit à vie. Et ne soyez pas jaloux ! Faites donc comme moi !

Les commentaires sont fermés.