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25 mars 2010

SAPganistan

img050.jpgQui a dit que SAP avait une hégémonie mondiale ? Il y avait un pays qui, jusque là ne connaissait pas les ERP. C'est un pays pauvre mais n'y voyons pas de relation de cause à effet. Le quotidien La Tribune du 24 mars 2010 nous apprend que l'éditeur allemand va déployer son progiciel en... Afghanistan. Hé oui ! Ils ont eu les champs de pavot, les intégristes, l'occupation américaine,  l'invasion russe, la corruption, la guerre...  Il ne leur manquait plus que les ERP ! Mais n'y voyons aucune relation de cause à effet.

Pour l'instant, le premier client sera l'armée allemande, les ingénieurs de SAP ne seront donc pas trop dépaysés. Le problème va se corser (si l'on ose dire...) lorsque, de succès en succès, SAP sera demandé par les entreprises locales. Là, il faudra envoyer des commerciaux. Qui vont se retrouver dans un univers beaucoup plus hostile. Rendez-vous compte : le premier qui va oser vendre plus de licences qu'il n'en faut (hypothèse bien entendu fantaisiste, mais supposons...) va se retrouver plaqué au mur par des enturbanés qui vont lui expliquer que leur religion leur interdit de consommer trop de licences SAP en période de jeûne. Et qui manieront la Kalachnikov plus vite que le commercial d'une SSII ne dégaine son carnet d'avenants... La prochaine fois qu'un commercial de SAP viendra vous rendre visite, et il viendra un jour ou l'autre (la fin du prochain trimestre fiscal approche), ayez quand même une pensée fugace pour ses collègues qui négocieront des ventes de licences sous la menace de kalachnikovs... tout en fumant, tout de même, le meilleur pavot à l'ouest de l'Oural ! Dur métier...

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23 mars 2010

Une pression, Une !

sehiaud-lettre.jpg- Mon cher, Séhiaud, pouvez-vous passer me voir ? Dès que possible…
Oh, que je n’aime pas ça ! D’abord parce que, en général, lorsque le PDG, Pierre-Henri Sapert-Bocoup, veut me rencontrer, il confie à son assistante la tâche de fixer un créneau horaire. Il ne m’appelle directement qu’en cas de problème. La dernière fois, c’était quand son WhiteSherry (ne cherchez pas, c’est du matériel ouzbek contrefait, mais c’est pas cher) est tombé en panne. Ensuite, s’il me donne du « Mon cher Séhiaud », c’est plutôt mauvais signe. Enfin, je ne m’y trompe pas : « Dès que possible » signifie « vous devriez déjà être là » !

Il suffira de voir sa tête lorsque je rentrerai dans son bureau… J’ai vu : c’est la tête des mauvais jours.
- Lisez cela, me dit-il.
J’imagine qu’il s’agit d’une lettre de démission qu’il me demande de valider avant de la signer puis de m’en aller voir si Pôle Emploi a un job pour moi. Mais non...

(Lire la suite dans le numéro 40 de la revue Best Practices Systèmes d'Information).

15 mars 2010

Les métiers improbables de la DSI

sehiaud-colle.jpgDécolleur d'adhérence applicative. Son rôle est d'étudier tous les liens entre les applications afin que chaque changement dans l'une d'entre elles ne produisent pas des effets pervers sur les autres, tels que ballonnements (l'application gonfle sans raison) maux de tête (l'application refuse de fonctionner quelques heures par mois), démangeaisons (les performances déclinent tant que l'on a pas appliqué la pommade du docteur Reboot), fièvres à répétition (des fonctionnalités s'activent mais personne ne comprend pourquoi), voire tumeurs plus graves (bogues cachés dans une application saine mais qu'une autre vient perturber).

 

08 mars 2010

Qui c'est qui a fait le con ?

sehiaud-maif.JPGQu'apprends-je en lisant mon quotidien favori La Nouvelle République ? Qu'un grand constructeur, IBM pour le nommer, est condamné à payer à l'un de ses clients, l'assureur Maif, pour le nommer aussi, la somme rondelette de 11 millions d'euros. IBM aurait « sciemment » sous-estimé les délais et les coûts du projet pour décrocher le contrat. On connaît les techniques classiques des fournisseurs, qui serrent les prix pour se rattraper sur les avenants, une fois que le client est ferré. Mais là, ils ont poussé un peu fort la machine à avenants : la facture initiale est passée de 7,3 millions à 18 millions.

Qui c'est qui a fait le con ? A mon avis, les deux parties. Le constructeur d'abord, où personne n'a stoppé la machine infernale qui va lui coûter quelques points dans son image de marque et une bonne dose de ridicule quand ils iront expliquer qu'ils appliquent les « best practices » de gestion de projet (cliquer ici pour les rires enregistrés). Mais que les concurrents ne se réjouissent pas trop vite, ca peut leur arriver aussi. On ne citera pas de noms, mais ils sont bien connus les intégrateurs et les SSII qui oublient des zéros dans leurs réponses à appel d'offres pour les retrouver miraculeusement quelques mois plus tard (leur patron a dû aller à Lourdes prier pour la réussite du projet...). Le DSI aussi a joué avec le feu : ne pas voir qu'un projet dérape dans de telles proportions relève d'une certaine légèreté. Mais si le DSI est très compétent, admettons cette hypothèse, je voudrais bien connaître les stratagèmes utilisés par IBM et les équipes internes de la DSI pour masquer l'ampleur des dégâts. Ils avaient peut-être embauché un lointain cousin de Madoff... Au fait, à la MAIF, ils vont pouvoir déclarer leur sinistre en ligne : leur site web fonctionne, il n'a pas été développé par IBM, surnommé chez nous, depuis cette affaire, « Importateur de Bugs Masqués ».

 

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