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25 février 2010

Et l’économie immatérielle, c’est du poulet ?

 

sehiaud-challenges.jpgLa Une du magazine Challenges, paru le 25 février, devrait faire réfléchir tous les DSI. Comme raccourci, on ne peut guère faire mieux ! Voici donc que notre Président assène : « Si on ne garde pas d'usines, on n'aura pas d'emplois. » Ce qui signifie, si l'on lit un peu trop vite : « Il n'y a que dans les usines qu'il y a des emplois. » C'est oublier un peu vite tout le secteur tertiaire et, en particulier, tous les travailleurs des technologies de l'information, et, plus généralement, les « travailleurs du savoir » comme les appellent les sociologues.

Loin de moi l'idée de plébisciter les délocalisations industrielles qui, on le sait, suppriment des emplois. Mais, selon l'Insee, les emplois dans les « secteurs technologiquement innovants » représentaient quand même, en 2008, 1,584 million de salariés (trois millions dans l'industrie). A la page 6 de ce même numéro de Challenges, figure une publicité pour IBM, avec comme slogan : « Comment saisir les opportunités à temps ? » Bonne question... Et notre Président devrait méditer cette maxime du célèbre philosophe chinois Laô Tsour Singh : « C'est justement parce que l'on délocalise des emplois industriels qu'il faut promouvoir l'économie numérique. »

 

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18 février 2010

Informatique-automobile : Un partout

sehiaud-voiture.jpgDepuis le temps que l'on dit que les défauts de qualité des logiciels, si on les retrouvait dans les voitures, cela serait catastrophique ! Combien de fois ai-je entendu mes honorables collègues railler les éditeurs de logiciels, accusés d'être incapables d'appliquer à leurs produits les standards de qualité que l'on trouve dans l'automobile ! Ils avaient bien raison.  La comparaison devient aujourd'hui plus hasardeuse, avec l'affaire Toyota. Et les constructeurs automobiles avaient bien besoin de ça ! Pourquoi ne nous ont-ils pas demandé conseil ? Nous leur aurions expliqué qu'intégrer des logiciels partout, ces fameux « embedded software » est très risqué. Que l'on est jamais certain que tout soit testé de manière exhaustive... Que la qualité du code laisse parfois à désirer... Il va falloir que nos chers constructeurs nous fabriquent des véhicules certifiés CMMi. Pour l'instant, ils ont plutôt adopté le standard CMM (Conduite Moyennement Maîtrisée) !

 

 

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16 février 2010

Cigref "profiler"

sehiaud-profiler.jpgLe Cigref et Capgémini Consulting ont publié fin 2009 une étude avec un titre qui produirait le plus bel effet si je l'utilisais pour le prochain comité de direction : « L'information : prochain défi pour les entreprises, pratiques de création de valeur par les SI et leur usage, cartographie 2009 ». J'ai donc profité de mes quelques jours de vacances pour dévorer les 52 pages de ce rapport tout à fait intéressant. Je me suis particulièrement focalisé sur ce qui caractérise la maturité des DSI et à la typologie proposée. Suis-je mature ? A voir la liste de toutes les qualités nécessaires, j'en doute : il faut à la fois être le support du pilotage, de l'innovation, des processus métiers et de la production. En fait, je pilote comme je peux, j'innove quand j'ai le temps, je supporte les processus métiers au vrai sens du terme mais je produis ! Ca, pour produire, on produit. D'ailleurs, la plupart de mes collaborateurs ont adopté l'expression « retourner à l'usine » quand ils sortent de la cantine ! (...)

(lire la suite dans le numéro 39 de la revue Best Practices Systèmes d'Information)

 

04 février 2010

Les métiers improbables de la DSI

sehiaud-ponctuation.jpgVirguleur de points de fonction - La méthode des points de fonctions permet d'évaluer les systèmes d'information en termes de richesse fonctionnelle livrée à l'utilisateur. Et tous les écrivains le savent : la ponctuation est fondamentale pour faire ressortir le sens d'un texte. Le rôle du virguleur de points de fonction consiste précisément à ponctuer les projets pour donner une cohérence d'ensemble. Ni trop peu, ni trop de fonctionnalités, telle est sa mission : séparer ce qui est important de ce qui l'est moins, introduire une respiration dans le déroulement des projets, distinguer les fonctionnalités comme on distingue les idées avec des virgules. Et, bien évidemment, savoir mettre un point final à un projet.