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01 novembre 2010

Ca rigole dans le Who's Who

who-s-who-2009.jpgNe cherchez pas, je ne suis pas dans le Who's Who, le célèbre dictionnaire biographique de « celles et ceux qui, en France, ont réussi professionnellement, quel que soit leur secteur d'activité ». Mais mon patron y figure et il en est très fier. Passons sur le fait qu'il a un peu enjolivé son parcours professionnel et scolaire. Pour la dernière édition, les heureux élus ont été interrogés par Opinion Way sur les critères de la réussite.

« De par leur travail et leurs réalisations, ces personnalités ont des expériences à partager, à transmettre, et sont donc légitimes pour prendre la parole sur le thème de la réussite. » Sans doute, surtout pour ceux qui affichent une Rolex à leur poignet. Résultat de cette enquête :

« Le fait de persévérer, de s'obstiner dans une certaine direction est un marqueur d'appartenance à l'élite. Il faut un volontarisme puissant, une volonté, une absence de peur qui expliquent la réussite. » C'est un premier critère qui fait que les DSI font partie de l'élite. Si on remplace le mot « élite » par « DSI » ca fonctionne très bien.

Poursuivons la lecture de cette intéressante étude : « De même, pour 73 % des sondés, la compétition est un élément indispensable de la réussite : pour réussir, il faut travailler, et se battre : il est des évidences qui méritent d'être rappelées, surtout par des personnes qui savent de quoi elles parlent ! » C'est nous aussi !

Allons encore plus avant : « Pour réussir, les personnalités du Who's Who  ont su prendre des risques (55 %), créer (63 %), avoir de l'intuition (57 %), et toucher à tout (56 %). Réussir, c'est rester en éveil ! Ainsi, si les « bonnes rencontres », sont considérées comme un facteur important de succès par 95 % des sondés, ils prennent soin d'ajouter, à 56 %, que les bonnes rencontres, tout le monde en fait, et qu'il faut savoir les provoquer ! » A part les mauvaises rencontres avec certains commerciaux collants, limite casse-pieds pour rester poli, les DSi sont parfaitement alignés avec ce que pense « l'élite »

Dernier point et non des moindres et sur lequel vous me permettrez de ne pas être tout à fait d'accord : « L'humour est considéré par 85 % des sondés comme une qualité importante pour réussir : l'humour comme une faculté à se détacher de l'événement, de l'immédiateté, l'humour comme une prise de distance nécessaire, et une faculté à rebondir dans les difficultés d'une vie professionnelle. » Quand on voit le sens de l'humour de certains de nos dirigeants, je doute que ce que nous dit ce sondage soit la réalité. Mais puisque l'humour est considéré comme une condition de la réussite professionnelle, je vais donc continuer à écrire. Et, qui sait, peut être un jour, abonner mon PDG à ma newsletter... Histoire de vérifier si l'élite ne s'est pas trompée quelque part...

 

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08 octobre 2010

Ca matche, les gars ?

sehiaud-pattern.jpgJ'ai eu le plaisir (ou le malheur, ca dépend) d'assister à une présentation commerciale faite par un grand fournisseur du marché. En général, on comprend ce qui est dit, malgré les multiples sigles employés. Nous sommes en effet habitués et utilisons nous-mêmes (quand nous ne les créons pas directement pour impressionner nos utilisateurs...). A un moment, au milieu de la présentation, l'ingénieur avant-ventes, sans doute tout droit sorti d'une réunion de « piqûre de rappel pour inoculer les bons messages à ces pigeons de clients », nous sort la phrase suivante : « Il faut matcher pour bridger le gap des patterns. »

J'ai eu beau regarder le slide projeté, je n'ai rien compris. Il aurait pu mélanger les mots, style "bridger les patterns pour matcher les gaps" que nous n'aurions pas davantage compris son propos. Dans la salle, personne n'a eu le courage de demander à notre interlocuteur de reformuler son message. Si quelqu'un s'y était risqué, nous serions sans doute repartis pour un tour de slides tout aussi incompréhensible. Je n'imagine pas expliquant à mon DG que sa stratégie doit être modifiée « afin de matcher pour bridger le gap des patterns. ». Il me répondra certainement qu'il me verrait bien matcher mes compétences chez Pôle emploi pour bridger mon déficit d'implication avec les patterns stratégiques de l'entreprise. Il faudra quand même que j'essaie de balancer une telle phrase, lors du prochain comité de pilotage, histoire de dérider l'atmosphère et de repérer ceux qui suivent... Si personne ne réagit, ce sera le signe que tout le monde se fiche de ce que je peux raconter à mes équipes... Quel métier !

 

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23 septembre 2010

Les experts à Armonk

ibmemployee.jpgChez IBM, ils sont très forts et très désintéressés. Ils ont dans leur département marketing, au siège social d’Armonk, des talents qu’ils doivent absolument conserver. Leurs experts en marketing ont ainsi eu une idée géniale en matière de communication : transformer un non-événement en évènement planétaire. IBM a ainsi diffusé, en juin dernier, un communiqué dans lequel il est écrit : « Les employés d’IBM ont consacré ces cinq dernières années plus de dix millions d’heures en bénévolat. » Là, on dit bravo ! C’est pas chez nous que l’on constaterait un tel désintéressement. Mais de quoi s’agit-il ? « Depuis le lancement de notre communauté On demand, 150 000 IBMers ont contribué pour plus de dix millions d’heures dans soixante-dix pays. »

Effectuons donc un calcul simple : dix millions d’heures pour 150 000 personnes, cela nous fait 66,66 heures par personne, sur cinq ans. Pour un an, on obtient 13,33 heures. Ne soyons pas mesquins et arrondissons à 14 heures par personne et par an. Cela nous fait environ seize minutes par semaine. Soyons magnanimes et intégrons cinq semaines de congés, on obtient environ 18 minutes par semaine. Moins de quatre minutes par jour… Soit l’équivalent d’un trajet en ascenseur (sauf pour les tours de plus de trente étages), ou un aller-retour à la machine à café (sans consommer) ou le temps de boot d’un PC ou d’un smartphone sous Windows. Et que fait-on avec ça ? Un événement planétaire ! À ce compte-là, dans ma DSI, nous avons des milliers d’heures de « bénévolat », vu le temps que mes équipes passent à des tâches qui n’ont rien à voir avec leur mission (...).

(Lire la suite dans le n° 51 de la revue Best Practices Systèmes d'Information)

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16 septembre 2010

Les SI à la manière de San-Antonio

san-a.jpgLes DSI de ma génération connaissent très certainement les romans de San-Antonio, du nom du personnage créé par le regretté Frédéric Dard, l'un des écrivains les plus prolifiques (et les plus vendus) du XXème siècle., disparu il y a tout juste dix ans. Les titres de ses romans sont toujours très imagés. Et, si l'on n'y réfléchit bien, ne sont pas sans rapport avec les situations que nous connaissons dans notre vie quotidienne de DSI. En voici quelques-uns, avec une traduction libre de ce que pourrait être le sujet d'un roman écrit par un DSI et titrés à la manière de San-Antonio.

  • Réglez-lui son compte ! : un DAF prend le pouvoir dans l'entreprise et exige que le DSI lui soit rattaché.
  • Du plomb dans les tripes : la suite du précédent, dans lequel le DSI se défend violemment contre sa perte de pouvoir.
  • Descendez-le à la prochaine : la suite de l'épisode précédent, dans lequel le DAF n'a pas dit son dernier mot...
  • Bas les pattes ! : un auditeur externe envoyé par la direction générale se met en tête de regarder de près pourquoi la DSI dépense trop...
  • Deuil express : un projet qui était pourtant bien parti se trouve enlisé pour des raisons mystérieuses.
  • J'ai bien l'honneur de vous buter : une sombre histoire de réversibilité dans un contrat d'infogérance.
  • C'est mort et ça ne sait pas : un DSI part à la recherche d'applications fantômes que personne n'utilise.
  • Du mouron à se faire : l'histoire dramatique d'un DSI qui n'a pas réussi à faire passer son budget.
  • Fais gaffe à tes os : un DSI se voit coiffé d'un supérieur hiérarchique qui a le titre de CIO Corporate.
  • Ça tourne au vinaigre : l'histoire d'un intégrateur qui croyait se faire du beurre sur le dos d'un DSI et des utilisateurs qui se sont révélés finauds.
  • Au suivant de ces messieurs : un huis-clos dans lequel la DSI d'une organisation publique dépouille un appel d'offres et ses annexes.
  • La Tombola des voyous : l'histoire d'une négociation budgétaire particulièrement musclée.
  • Prenez-en de la graine : un DSI complètement fou a appris par cœur les 50 premiers numéros de la revue Best Practices Systèmes d'Information pour briller en Société.
  • On t'enverra du monde : le palpitant récit d'un contrat offshore.
  • Le Loup habillé en grand-mère : des commerciaux de SAP et d'Oracle, complices d'un jour, échafaudent un plan pour duper un DSI.
  • N'en jetez plus! : un DSI se débat avec ses clients internes pour limiter leur boulimie de projets.
  • On liquide et on s'en va : l'histoire d'un DSI embarqué dans une aventure d'infogérance.
  • Le Trouillomètre à zéro : les dernières heures d'un projet avant la mise en production en big bang.
  • Faites chauffer la colle : suite de l'épisode précédent, le big bang n'étant finalement pas une bonne idée...
  • Circulez ! Y'a rien à voir : les premiers d'un nouveau contrôleur de gestion au sein d'une DSI particulièrement discrète.
  • Les morues se dessalent : la nouvelle application pour la direction de la communication a enfin été plébiscitée...
  • Valsez, pouffiasses : suite de l'épisode précédent, la direction de la communication insiste pour avoir une V2...
  • Ça baigne dans le béton : un DSI se démène pour abandonner ses mainframes.
  • Baisse la pression, tu me les gonfles! : l'histoire d'un DSI qui ne parvient jamais à expliquer à son DG les arcanes du système d'information.
  • Renifle, c'est de la vraie : un DSI abandonne l'Open Source pour revenir à des solutions propriétaires.
  • Têtes et sacs de nœud : les tribulations d'un DSI face à un consortium de SSII qui ont gagné son dernier appel d'offres de TMA.
  • T'assieds pas sur le compte-gouttes : un DSI a mis en œuvre un fabuleux tableau de bord pour mesurer la performance du SI.
  • Lâche-le, il tiendra tout seul : un DSI anxieux s'aperçoit que le système d'information fonctionne très bien, voire mieux, s'il délègue une partie de ses tâches.
  • Tire-m'en deux, c'est pour offrir : une banale histoire de négociation commerciale sur des licences logicielles.
  • Ne meurs pas, on a du monde : un DSI fait sa première intervention au cours d'une assemblée générale d'actionnaires.
  • J'ai essayé : on peut ! : un DSI est parvenu à faire accepter ses propres clauses contractuelles à Microsoft en moins de quinze jours.
  • Va donc m'attendre chez Plumeau : un DSI a rêvé de devenir consultant, mais ses prospects ne reconnaissent pas vraiment ses compétences...

 

 

 

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14 septembre 2010

Chasse gardée

The Persuaders-1.JPGQuestion posée par le Journal du Net : « Aux États-Unis, IBM, EMC, HP et Cisco auraient passé des arrangements avec des prestataires IT tronquant ainsi le choix des clients finaux. Ces pratiques sont-elles choquantes ? » En voilà une question qu'elle est bonne... Ca fait longtemps que ça dure ! Chacun cherche à pousser ses copains avec qui il se partage les bénéfices, si possible en surfacturant un peu, c'est toujours ça de pris. Ca me fait penser à la Mafia qui se partage les territoires avec des intégrateurs-hommes-de-main pour faire tenir les clients tranquilles. Quant à faire appel à ces cabinets d'études pour départager tout ce petit monde et vous indiquer, en toute indépendance, quel est le fournisseur le plus adapté à vos besoins, n'y pensez pas trop : vous allez vous retrouver avec la liste de ceux qui ont sorti le plus gros chèque pour figurer dans le kaléidoscope magique. Heureusement que les clients finaux sont souvent finauds pour ne pas se faire avoir à chaque fois...

 

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30 août 2010

Poisson panel

sehiaudrating.pngQue je vous raconte : j'ai réussi une fois de plus à faire perdre la face à mon intégrateur préféré !  Certes, ce n'est pas la première fois qu'il est remis en place mais, cette fois, il va regarder à deux fois avant de nous augmenter ses prix de journée. Cet intégrateur, du nom de Wilson & Rossignol, un grand cabinet angle-saxon, dispose d'une armée de consultants junior dans l'Hexagone, selon le principe classique que les seniors ou les associés négocient les contrats autour d'une bonne table, les commerciaux poussent les wagonnets d'avenants et le tout est exécuté (quelquefois dans le sens premier du terme, façon guillotine technologique...) par des juniors qui viennent se faire la main sur nos applications pour mieux revendre leurs compétences ailleurs.

Depuis que je leur ai signifié que j'ai intégré le panel Ratings de Best Practices, ils rigolent moins. J'ai même le n° de dossier 007, c'est vous dire si, chez Best Practices, ils poussent loin dans le détail symbolique. Ma mission, au service secret de Sa Majesté la Direction Générale ? Remplir des fiches pour chaque projet que nous avons mené avec Wilson & Rossignol (et les autres) et noter tous les critères, sans complaisance. Ensuite, on partage avec les autres DSI membres du panel. Comme ça, tous sauront ce qu'il faut en penser. Pour le meilleur ou pour le pire... Les notes sont anonymes, bien sûr, pas question que nos fournisseurs nous concoctent des mesures de rétorsion sous prétexte que l'on a trouvé que la qualité de l'accompagnement laisse à désirer, que les livrables sont livrés quand ils ont le temps ou encore que le respect des engagements de services gagnerait être plus respectueux.

J'avais parlé de l'initiative Ratings, il y a quelques semaines, à l'un des ingénieurs commerciaux de Wilson & Rossignol. « Oui, bof, de toute façon, nous bénéficions d'une excellente image sur le marché, nous ne craignons rien ». Lorsque je lui ai expliqué que les pratiques de son entreprise consistant à développer une application pour un client puis à la reproposer à un autre (qui ignore qu'elle a déjà été développée ailleurs), au plein tarif bien sûr, seraient plus facilement mises à jour, son sourire de satisfaction s'est légèrement estompé. Lorsque je lui ai signifié que leur calamiteuse gestion des délais allaient peut être freiner les ardeurs des prospects qui auraient la bonne idée de consulter la fiche Wilson & Rossignol dans Ratings, son sourire a disparu. Et lorsque je lui ai exprimé que la probabilité est non négligeable que la plupart de ses clients et prospects, aidées par les directions achats à l'affût d'économies réalisées à bon compte, s'appuient sur les points faibles de Wilson & Rossignol, tels qu'ils apparaîtront dans Ratings pour demander, suite à un appel d'offres, un rabais d'au moins 5 % « pour commencer », il a ri, mais jaune, cette fois. Comme c'est un surdoué, il a dû rapidement faire un calcul de ce que ça allait lui coûter en cas de contagion dans toutes les DSI. Et lorsque nous aurons passé tous nos fournisseurs dans le tamis Ratings, nous aurons limité les risques de nous tromper en choisissant un intégrateur qui ne tient pas la route. Jusqu'à présent, on s'en apercevait lorsqu'il avait commencé le travail (à défaut de l'avoir fini correctement). Désormais, il va falloir qu'ils s'expliquent sur le pourquoi-du-comment-ca-se-fait qu'ils n'ont que 1/10 sur la « qualité de la documentation », seulement 4/10 pour la « compréhension des besoins métiers » et tout juste la moyenne sur le critère « niveau de compétences des consultants ». En attendant, je mets à l'ouvrage pour remplir mes fiches. Et j'ai rendez-vous la semaine prochaine avec Gilles Fépacheir, notre directeur des achats. Nous allons commencer les simulations sur nos éventuelles économies pour le budget de l'année prochaine...

 

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05 août 2010

Devinette

sehiaud-car.jpgSelon les gens du marketing, qui fait partie du comité de direction ? Le PDG, le DRH, le DAF et le directeur commercial. Mais de DSI, point... C'est du moins ce qui ressort d'un publi-reportage (vous savez les pubs où on essaie de nous faire croire que les textes sont écrits pas des vrais journalistes) publiés dans le numéro de mai du mensuel Management. Le thème de ce « publi-communiqué » ? La gestion des flottes de véhicules de fonction. On comprend tout de suite qui y a droit et qui peut aller se rhabiller ! Devinette : saurez-vous retrouver à qui correspondent ces descriptions ? « Il se fonde surtout sur des critères liés à la santé de son entreprise et donne les grandes lignes directrices à suivre » ; « Il a un poste central dans l'entreprise. Tout part de lui » ; « Il est toujours à la recherche de réduction des coûts » ; « Sa mission est d'avoir toujours de meilleurs résultats ». Respectivement au PDG, au DRH, au DAF et au directeur commercial.

On remarquera, mais comme personne ne le dit, il faut bien que je l'écrive, que le DSI réunit toutes ces caractéristiques : on fixe des lignes directrices, on a un poste central, on recherche la réduction des coûts (et on y arrive, nous...) ainsi que les meilleurs résultats. On a droit à quoi comme véhicule en tant que cumulard ? Si l'on en croit les marketeux : à rien. Pourtant, comme nous l'explique ce docte « publi-communiqué » : « Le véhicule d'entreprise a une véritable image en interne et en externe, c'est donc un moyen efficace de distinction et de valorisation ». C'est bien connu, les DSI ne sont pas valorisés et n'ont aucune classe... Je paie donc moi-même les frais de ma Dacia Break diesel sans options, récupérée auprès d'un DSI devenu chômeur pour avoir osé demander un véhicule de fonction, arguant du fait que c'était lui le manager le plus important de l'entreprise ...

 

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20 juillet 2010

Rien n'est jamais à qui

sehiaud-aqui.jpgTous les ans, nous faisons le ménage dans notre portefeuille applicatif, histoire d'éliminer ce qui n'est plus utilisé, ou si peu que les charges de maintenance au kilo de code sont très largement supérieures au prix du kilo de caviar extra-fin dégusté avec une cuillère en or dans un plateau en argent lesté de diamants sur les poignées. Et, comme chaque année, nous élaborons un tableau à deux colonnes : d'un côté, la liste de toutes les applications actives du système d'information, y compris les plus petites, et, de l'autre, la liste des propriétaires de chacune des applications. Depuis que nous refacturons les services de la DSI, tous les clients internes doivent être dûment répertoriés afin d'être ponctionnés (avec modération quand même) d'une partie de leur budget pour nourrir la DSI. En principe, aucune case ne doit rester vide (bon, d'accord, sauf pour les quelques collaborateurs qui en avaient déjà une, de case vide, avant d'être embauché...). Tous les ans, on retrouve des applications ou des développements qui n'appartiennent à personne. Mais cette année, c'est encore pire ! Notre système d'information est truffé de petites applications dont plus personne ne se souvient, ou fait semblant de ne pas se souvenir, pour qui elles ont été développées. C'est un peu de ma faute, j'ai probablement été négligent en n'obligeant pas tous mes développeurs à tracer l'ensemble les modifications et des demandes de changements. Mais tout de même !(...)

(Lire la suite dans le numéro 49 de la revue Best Practices Systèmes d'Information).

 

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14 juin 2010

Un p'tit COLA pour la route !

contrat.jpgQuand nous recevons des factures de la part de nos chers fournisseurs, on peut adopter deux approches. La première : transmettre le document à la comptabilité pour paiement, sans regarder ce qu'il y a dedans, du moins tant que le montant reste globalement cohérent avec nos budgets. On reçoit tellement de paperasses et de factures en tous genres que c'est une approche de facilité qui convient bien aux DSI qui n'ont pas trop envie de s'incruster dans des limbes bureaucratiques. Deuxième approche : éplucher chaque ligne des factures pour traquer les inévitables erreurs que nos fournisseurs commettent, de façon volontaire ou non. Mais cela nécessite du temps, des ressources, et une connaissance très fine des dispositions contractuelles signées avec les fournisseurs. Jusqu'à présent, vous vous en doutez, j'ai toujours privilégié la première approche. On ne se refait pas, tant qu'on peut déléguer, sans que cela mette la DSI en péril. Avant de rencontrer l'ingénieur d'affaires de notre prestataire d'infogérance et de tierce  maintenance applicative, j'ai quand même jeté un coup d'oeil sur ses dernières factures, que l'on doit régler chaque trimestre (...).

(Lire la suite dans le numéro 45 de la revue Best Practices Systèmes d'Information)

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25 mars 2010

SAPganistan

img050.jpgQui a dit que SAP avait une hégémonie mondiale ? Il y avait un pays qui, jusque là ne connaissait pas les ERP. C'est un pays pauvre mais n'y voyons pas de relation de cause à effet. Le quotidien La Tribune du 24 mars 2010 nous apprend que l'éditeur allemand va déployer son progiciel en... Afghanistan. Hé oui ! Ils ont eu les champs de pavot, les intégristes, l'occupation américaine,  l'invasion russe, la corruption, la guerre...  Il ne leur manquait plus que les ERP ! Mais n'y voyons aucune relation de cause à effet.

Pour l'instant, le premier client sera l'armée allemande, les ingénieurs de SAP ne seront donc pas trop dépaysés. Le problème va se corser (si l'on ose dire...) lorsque, de succès en succès, SAP sera demandé par les entreprises locales. Là, il faudra envoyer des commerciaux. Qui vont se retrouver dans un univers beaucoup plus hostile. Rendez-vous compte : le premier qui va oser vendre plus de licences qu'il n'en faut (hypothèse bien entendu fantaisiste, mais supposons...) va se retrouver plaqué au mur par des enturbanés qui vont lui expliquer que leur religion leur interdit de consommer trop de licences SAP en période de jeûne. Et qui manieront la Kalachnikov plus vite que le commercial d'une SSII ne dégaine son carnet d'avenants... La prochaine fois qu'un commercial de SAP viendra vous rendre visite, et il viendra un jour ou l'autre (la fin du prochain trimestre fiscal approche), ayez quand même une pensée fugace pour ses collègues qui négocieront des ventes de licences sous la menace de kalachnikovs... tout en fumant, tout de même, le meilleur pavot à l'ouest de l'Oural ! Dur métier...

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