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OLIVIER SEHIAUD - Ma vie quotidienne de DSI... - Page 5

  • Poubelle la vie

    sehiaud-poubelle.jpgLe mois dernier, je croise Julien Sponss-Aurizé, notre directeur marketing, qui m’apostrophe ainsi :

    - Dis donc, comment tes équipes sont-elles au courant de notre développement en Europe de l’Est pour 2014 et que l’on aura besoin d’étendre les fonctionnalités de l’outil de CRM ?

    Tout ce que j’ai pu répondre (en français dans le texte) fut : « ???? ». Car je n’avais pas entendu parler de son projet. S’il fallait que je m’occupe d’anticiper des mois à l’avance les conséquences sur le SI de toutes les éventuelles et hypothétiques circonvolutions du business, j’y perdrais la faible énergie qui me reste, je n’aime pas gaspiller… Et, en général, j’attends que le sujet soit abordé au comité de direction pour regarder le dossier et les possibles ennuis, qui, eux, n’ont rien d’hypothétiques, que cela va générer sur l’activité de la DSI. Mais de son projet en Europe de l’Est, rien…

    - Qu’est-ce qui te fais dire que nous sommes informés ?

    - L’un de tes collaborateurs est venu me voir pour me demander de lui préciser nos besoins en accompagnement. J’aurais préféré que tu m’en parles directement plutôt que de m’envoyer tes sous-fifres... Et puis l’impact sur le SI, franchement, je n’en rien à faire, tu te débrouilleras très bien pour gérer ça une fois les décisions prises au Comex, c’est quand même ton boulot…

    - Je n’ai donné aucune instruction dans ce sens, lui assuré-je. Qui est venu te voir ?

    - Un certain… Marc Alaculott. Et il avait des infos très précises sur le business plan prévisionnel et le planning de déploiement. Mais ce n’était qu’un document de travail interne à la direction marketing, c’est pour cette raison que je ne t’en ai pas parlé.

    - Je vais voir ça avec lui.

    C’est qui celui-là ? Je connais la plupart de mes collaborateurs, mais comme je délègue beaucoup, il arrive que je sois victime collatérale du turn-over de mes équipes, surtout pour les études et développement. D’autant que nous faisons appel, comme tout le monde, à des prestataires externes et mon trombinoscope n’est pas systématiquement à jour. Le Marc Alaculott en question est un consultant du cabinet Meyeur Sainou Lémeyeur qui, d’après d’autres collaborateurs, a l’habitude de travailler tard dans nos locaux. J’ai rappelé mon collègue marketeux.

    - Tu n’aurais pas laissé traîner des documents sur la photocopieuse ou dans une poubelle, par hasard ?

    - Possible, nous avons fait une dizaine de copies papier des slides pour une réu interne.

    - Ne cherche pas plus loin, c’est probablement l’explication.

    Il m’est alors venu une idée que j’ai soumise à Julien Sponss-Aurizé. Nous avons fabriqué une fausse série de slides, faisant croire qu’un autre projet de nos amis du marketing était très avancé et détaillé nos besoins en prestataires externes pour le SI, en prenant bien soin de cibler les pays où le cabinet Meyeur Sainou Lémeyeur était le mieux implanté. Le document a été négligemment oublié, un soir vers 19 heures, dans la poubelle près de la photocopieuse, là où atterrissent les copies en surplus… Nous avons parié que les associés dudit cabinet saliveraient d’avance à la perspective de tripler leurs volumes d’honoraires et leurs bonus. Cela n’a pas loupé : dès le lendemain, j’ai reçu un appel d’un de leurs partners souhaitant faire un point avec moi « dans le cadre de notre fructueuse collaboration ». Et il a évidemment évoqué le contenu de notre présentation factice pour tenter de se positionner. Quand je lui ai expliqué le stratagème que nous avions mis en place il n’a absolument pas paru étonné. Ni même été pris de remords !

    - Les poubelles ? Vous savez, un petit coup d’œil est toujours utile, tous les consultants font ça, et ça marche trois fois sur quatre. Notre business n’est pas facile et toutes les opportunités sont bonnes à prendre…

    Après avoir prié Marc Alaculott de faire ses bagages (sans emmener d’autres documents), je viens juste de signer le bon de commande d’une dizaine de broyeurs dernier cri…

     

     

     

     

  • Les statistiques auxquelles vous avez échappé

    - 38 % des DSI estiment qu’il ne sert à rien d’investir dans des ressources supplémentaires en stockage et en sauvegarde si c’est pour stocker des conneries exprimées sur les réseaux sociaux et des slides sans aucun intérêt.

    - 58 % des DSI apprécieraient de disposer d’une application SaaS de décompression.

     

  • SI d'apothicaire

    sehiaud-apothicaire.JPGOn connaît les comptes d’apothicaires, qui sont, nous apprennent les encyclopédies, des « calculs compliqués, mesquins ou excessif dont les résultats n’ont aucun intérêt ». Toute ressemblance avec des business cases de projets informatiques ou des livrables de cabinets de conseil serait bien sûr purement fortuite.

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  • DSI palefrenier

    sehiaud-palefrenier.jpgMême les vieux DSI comme moi (ou plutôt les DSI seniors…) n’ont pas connu cette époque : celle d’avant le XXème siècle. Au hasard d’une visite d’un château médiéval dans le Centre de la France, pendant mes courtes vacances, j’ai pu déambuler jusqu’aux Ecuries, endroit bien à l’écart des nobles appartements du Seigneur et où l’activité, stratégique dès lors qu’il fallait guerroyer par monts et par vaux (sans blindés, ni GPS, mais avec des canassons entretenus, frais et dispos), ne faiblissait quasiment jamais.

    Une analogie avec la DSI d’aujourd’hui ? Bien sûr que non. On imagine mal le Seigneur-directeur général reléguer dans des écuries-DSI des activités stratégiques (guerroyer contre la concurrence). Ce mode de fonctionnement n’aurait aucun sens… Mais, lorsque l’on pénètre dans lesdites Ecuries, figure sur l’un des murs le « Règlement d’Ecurie » qui s’applique à tous ceux qui œuvrent dans cet endroit stratégique. Un document sous-titré, pour les mal-comprenants : « Méthode à suivre pour les hommes dans leur travail ».

    Là, l’analogie avec une DSI prend tout son sens. Passons sur les « soins à prodiguer aux chevaux » qui correspondraient, en gros, aux procédures de maintenance des matériels, sans le foin ni les paillasses. Passons également sur la nécessité de « nettoyer l’auge pour donner de l’avoine », en clair, donner suffisamment de travail aux développeurs et aux responsables d’exploitation.

    Quatre préceptes sont mis en exergue dans le « Règlement d’Ecurie ». On suppose qu’il s’agit des principes les plus importants (on dirait aujourd’hui des bonnes pratiques, ou des Best Practices, dans les Ecuries anglaises). Le premier : « Le temps nécessaire pour chaque chose ». Ce principe devrait être rappelé à beaucoup de nos clients internes qui ont tendance à vouloir tout pour le lendemain. Second précepte essentiel : « Chaque chose en son temps ». Là encore, ceux qui nous mettent la pression pour raccourcir les délais et, surtout, gérer de nombreux projets en parallèle, devrait assimiler ce principe de bon sens.

    Le troisième précepte est lui aussi fondamental dans l’esprit des concepteurs du Règlement d’Ecurie : « Une place pour chaque chose ». Précepte que l’on pourrait traduire par : « Une valeur pour chaque projet ». Donc, un projet qui ne correspond à rien en termes de création de valeur et qui est juste demandé pour le confort de certains, ne doit pas trouver sa place dans le portefeuille de projets.

    Dernier précepte, dans le prolongement du précédent : « Chaque chose à sa place ». Un principe qui peut s’appliquer au partage des responsabilités, en particulier pour la validation des choix techniques par la DSI, par rapport aux idées préconçues et quelquefois farfelues des directions métiers.

    Mais certains principes en vigueur dans les Ecuries ne pourront jamais s’appliquer à une DSI. Par exemple : « S’habiller en tenue de jour pour aller aux ordres ». D’autres sont déjà appliqués depuis longtemps sans qu’il soit besoin de les rappeler, par exemple : « Tout homme d’écurie doit n’avoir en travaillant ni veste, ni cravate, ni gilet, ni bretelles. » On aurait même quelquefois besoin de rappeler que le contraire, à voir la tenue débraillée de certains de nos collaborateurs…

    Dernière analogie entre le monde des systèmes d’information et celui des équidés. Dès lors que nos clients internes se sont fourrés dans une impasse (incapables, par exemple, de lancer une nouvelle offre sans un nouveau système d’information alors qu’ils croyaient s’en passer…), comme dans les bons westerns, la cavalerie de la DSI arrive toujours au bon moment pour que l’histoire finisse bien…

  • Les statistiques auxquelles vous avez échappé

    - 67,8 % des DSI pensent qu’il n’est pas judicieux de confier à la génération « i Grec » la gestion de dette technique du SI.

    - 49 % des DSI sont persuadés qu’après le Big Data vient la Big Cata.

    - 82 % des DSI ont transformé leur tableau de bord en tableau de débord, tellement les projets sont en retard

  • Les statistiques auxquelles vous avez échappé

    - 34,7 % des DSI estiment que le temps passé en réunion pour implémenter les méthodes agiles conduit à renforcer l’immobilisme.

    - 19 % des DSI aimeraient faire des stages de pilotage du SI sur des bolides technologiques.

    - 5,9 % des DSI reçoivent plus de 430  e-mails par jour. Et seulement 430 DSI reçoivent moins de six e-mails par jour.

  • Il a fui, il a tout compris !

    linux.jpgLa semaine dernière se tenait le salon Solutions Linux, avec la plupart des acteurs du monde Open Source. Sauf un, Linagora, qui a ainsi justifié son absence, par la voix de son PDG, Alexandre Zapolsky : « La participation au salon Solutions Linux est un investissement coûteux qui n'est pas rentable pour la société. Le coût de l'organisation, l'aménagement du stand, la communication et la mobilisation des équipes pour 3 jours représentent un investissement trop élevé (près de 100K€). Les deals ne sont pas signés directement sur le salon, car les clients principaux de Linagora sont les grandes organisations publiques et privées pour lesquelles le cycle de vente est beaucoup plus long. » Pour le PDG de Linagora, il est préférable d’affecter son budget à autre chose : « Plutôt que de dépenser 100 K€ dans une foire commerciale, aujourd'hui, je préfère dépenser 100K€ directement en Recherche & Développement ! Cette somme nous permet, par exemple de financer un an de salaire pour deux ingénieurs qui apportent à nos produits les améliorations attendues par nos clients. »

    Voilà un discours que, en tant que DSI, je ne peux que soutenir. Que vaut-il mieux, en effet, pour nous ? Qu’un fournisseur investisse en R&D pour améliorer ses solutions ou que ses collaborateurs regardent passer, dans un salon coûteux, les traqueurs de goodies, les chômeurs en quête d’un emploi hypothétique, les étudiants friands de doc qu’ils jetteront à la poubelle ? De toute façon, les DSI ne mettent quasiment jamais les pieds dans un salon ? Déjà que nous n’avons pas le temps de faire notre boulot, je me vois mal aller traîner dans des allées surchauffées, surpeuplées et remplies de démarcheurs qui vous fourrent des docs dans les mains, sachant qu’on va s’enquérir d’emblée de la prochaine poubelle pour se soulager de ces bouts de papier dont on ne sait que faire. Si encore il y avait de belles hôtesses, comme au Salon de l’Auto ! Même pas…

  • Pas vu, pas pris... enfin presque !

    sehiaud-print.jpgDans le cadre de notre stratégie de réduction des coûts, je me suis attaqué à la rationalisation de notre parc d’imprimantes. Nous en avons plusieurs centaines et c’est le résultat d’un empilement de demandes. Chaque cadre, chaque manager et même chaque utilisateur a tendance à exiger son imprimante individuelle…

    J’ai tout entendu comme justifications : « Nous imprimons des documents confidentiels », affirme-t-on à la direction générale et chez le DAF… « Il nous faut de la couleur pour les Powerpoint », nous rétorque-t-on à la direction marketing…  « Je suis manager, donc j’y ai droit », m’affirment sans rire les cadres de direction de notre usine de Vatexibé-sur-Seine… « Des imprimantes partagées ? C’est la porte ouvert au flicage des travailleurs », clame Henri Caumassiasse, le délégué de la FUC (Fédération unitaire confédérale), parlant également au nom du SOT (Syndicat des ouvriers et travailleurs)… « Faire des allers-retours jusqu’à une imprimante partagée n’est pas bon pour la productivité », nous expliquèrent aussi les bras cassés qui ne tiennent pas le même discours dès qu’il s’agit d’aller fumer une cigarette ou de passer de longues minutes à la machine à café…

    Mais qu’importe : la réduction des coûts ne se discute pas ! Nous avons commencé par une méthode douce. Joseph Inebecker, notre responsable des services généraux, a reçu comme consigne de retarder systématiquement de trois jours la livraison des consommables à tous ceux qui disposent d’une imprimante individuelle.

    Et, il va de soi, de l’avancer de deux jours pour les quelques imprimantes partagées existantes. Mais cela n’a pas été extrêmement efficace : la plupart des utilisateurs ont acheté eux-mêmes leurs consommables et certains se les ont fait rembourser en notes de frais. J’avais suggéré qu’il serait judicieux de retenir à la source le prix des consommables sur la fiche de paie de celui qui les commande, mais la DRH ne pas m’a suivi (il faut dire que son service ne se prive pas d’imprimer en couleur les photos de vacances, des pots de départ et les portraits des rejetons à chaque nouvelle naissance…).

    Nous avons donc pris des mesures plus radicales : suppression de toutes les imprimantes individuelles et achat d’un parc d’imprimantes partagées. Et pour ces dernières, nous avons installé des modèles utilisables uniquement en noir et blanc. A ceux qui me demandaient pourquoi, j’ai expliqué que la DSI s’était inspirée d’Henry Ford qui affirmait que ses clients avaient bien sûr le choix de la couleur de leur véhicule, à condition qu’elle soit noire.

    Toutes ces belles machines de marque « C’est Rosse » ont été reliées à un système de pilotage centralisé censé faciliter la maintenance. Plus rien ne pouvait nous échapper ! Comme nous avons des bureaux dans toute la France, nous avons chargé un prestataire externe d’installer toutes les machines sur site. Quelle n’a pas été notre surprise, lorsque nous avons mis en œuvre notre application de télémaintenance de ne pas avoir la vision globale de l’ensemble du parc.

    Il nous manquait une dizaine de sites. Notre prestataire nous a pourtant confirmé avoir bien installé la nouvelle machine, mais impossible de la visualiser dans l’outil de supervision ! Nous avons donc prévenu les responsables de sites que nous irions vérifier sur place : et, par miracle, les machines étaient effectivement installées ! Puis disparaissaient le lendemain de notre visite.

    Nous avons depuis trouvé la solution de l’énigme : elle se trouvait dans les fichiers de sauvegarde. Ils contenaient des milliers de photos et les imprimantes étaient largement mises à contribution pour éditer en haute définition tous ces moments personnels, avec des pics en septembre (retour de vacances), à Noël (Ah ! les fêtes…) et en février (le ski !).

    C’est sûr, imprimer en noir et blanc, c’est moins classe ! Les machines couleur avaient en fait été planquées dans un placard et le prestataire n’avait pas posé de question quand les responsables de sites avaient expliqué qu’ils conservaient les machines couleur comme imprimantes de secours. Depuis que nous avons menacé de déconnecter le système de messagerie et les accès à Internet à chaque fois que l’icône d’une imprimante disparaîtrait de notre outil de supervision, nous n’avons plus aucun problème. Et notre facture de consommables a chuté de 47,8 %...

     

  • Les statistiques auxquelles vous avez échappé

    - 28 % des DSI sont persuadés que dans le domaine technologique tout a été inventé et qu’ils peuvent attendre leur retraite en toute sérénité.

    - 5,7 % des DSI ont déjà eu des demandes des utilisateurs pour connecter une console Nintendo au système d’information.

    - 34,9 % des DSI pensent que le Web 2.0 signifie « 2 pour eux » et « zéro pour les autres »

  • DAF, le retour des morts-vivants

    sehiaud-finance.jpgOn dit que les morts-vivants sont des êtres morts qui continuent à se manifester. Cela me fait penser à notre directeur administratif et financier, en gros celui qui remplit des formulaires (c’est pour ça que leur métier s’appelle administratif, ne cherchez pas…) et qui compte les pièces jaunes.

    Edgard Tadukash, qui a succédé à Hubert Henron (viré pour avoir un peu enjolivé les comptes, en collusion avec le commissaire aux comptes de Meyer-Sainou-Lémeyeur, viré lui aussi pour complicité), je l’ai bien sûr croisé dans nos comités de direction. Mais nous n’avons pas eu, depuis deux ans qu’il occupe son large bureau à l’étage de la direction (moi, je n’y suis pas…) de réels échanges sur la création de valeur liée au système d’information financier.

    Ce sont plutôt mes équipes qui discutent avec les siennes des quelques évolutions fonctionnelles sur les outils de reporting, décisionnels ou de la couleur des tableaux de bord. Il faut dire que la direction financière ne figure pas parmi nos clients internes les plus actifs, elle a toujours ses vieux outils implémentés sous l’ancien régime (c’est comme ça que l’on appelle l’époque de mon illustre prédécesseur avant qu’il se fasse décapiter pour avoir tellement serré les coûts que les utilisateurs se sont révoltés contre les outils archaïques qu’ils devaient bricoler au quotidien).

    C’est plutôt la logistique, la production (notamment nos plus grosses usines de Vatexibé-sur-Seine et de Mézidon-Danlemil), le marketing ou les ressources humaines qui sont des gros consommateurs du système d’information. Pour résumer, le DAF, côté SI, a plutôt fait le mort ces derniers mois.
    Et voilà qu’il se réveille ! Il se trouve qu’Edgard Tadukash, lors du dernier comité de direction, m’a fait un cadeau. En général quand un DAF vous offre un cadeau, il est préférable de vérifier s’il ne va pas vous exploser en pleine figure. Mais là, non.

    Il s’agissait d’une étude d’une quinzaine de pages sobrement intitulée « L’évolution de la fonction finance en 2011, enjeux, problématiques et meilleures pratiques ». Comme ledit comité de direction était d’un ennui à mourir (je n’ai pas été jusque-là, les morts-vivants c’est très peu pour moi…), je l’ai feuilletée. Edgard Tadukash n’a probablement pas osé m’adresser un e-mail agressif pour me faire part de ses récriminations, il a préféré agir de façon indirecte, le fourbe… Car cette étude, dont je vous recommande la lecture dresse un constat plutôt négatif pour nous DSI, quant à notre capacité à répondre aux besoins des DAF.

    On y lit en effet que 44% des DAF ne sont pas satisfaits de la qualité du système d’information, qu’il s’agisse d’optimisation, de rapidité, d’indicateurs, de capacités  gérer des analyses sectorielles ou de la déclinaison des objectifs stratégiques… Idem pour la gestion multilingue à l’international ou la conformité aux normes comptables internationales. Qu’est-ce qui permettrait d’améliorer l’efficacité de la DAF ? Nos amis de la finance répondent qu’il leur faudrait recruter davantage de collaborateurs qualifiés, mieux former ceux qu’ils ont déjà, réviser leur modèle d’organisation, mieux répartir les tâches… 

    Si on lit entre les lignes, nos amis les DAF avouent, à travers cette étude, qu’ils disposent d’une bonne proportion de bras cassés, qu’ils sont organisés n’importe comment, et qu’on ne sait pas qui est responsable de quoi. Edgard Tadukash voulait certainement que je prenne l’initiative de venir m’enquérir de ses besoins : mais on aura beau installer les meilleures logiciels dans une telle configuration organisationnelle, cela ne marchera jamais ! Je préfère que le DAF continue à faire le mort…sinon, c’est moi et mes équipes qui vont y laisser leur santé !