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14 juin 2015

Ça c’est de l’analyse prédictive !

sehiaud-IBM-SPSS.JPGQuand je reçois des livres blancs, dont les fournisseurs nous abreuvent régulièrement, je regarde toujours la date de publication, histoire de vérifier qu’on nous ne refourgue pas des vieux trucs vus et revus. L’un des leaders dans ce domaine (faut bien être leader quelque part), c’est IBM. 

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08 juin 2015

On fait comme on peut…

sehiaud-hello_my_name_is_consultant.jpgComme disait ma grand-mère berrichonne : « Ils sont bien braves mais ils ont du mal à conclure. » Vous le savez, nous travaillons depuis longtemps avec notre cabinet de conseil en management et en stratégie préféré : Meyer Sainou Léméyeur. Un leader sur son marché, cela va de soi.

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27 mai 2015

Talents à saisir

sehiaud-roberthalf.jpgIl paraît, nous apprend une étude du cabinet de recrutement Robert Half qui vient de sortir, que les DRH sont de plus en plus inquiets de la perte de meilleurs talents. « Alors qu’ils étaient 72 % à se déclarer préoccupés du départ de leurs meilleurs collaborateurs en 2014, ils sont aujourd’hui 80 % à éprouver ce sentiment », nous dit l’étude. Il paraît aussi que « le marché de l’emploi connait une embellie et le recrutement devient plus fluide notamment chez les cadres. » Pourquoi tous les talents font-ils leurs valises ? Nos chers DRH ont trouvé pourquoi les managers changent de job : pour chercher une rémunération plus élevée ou pour des évolutions de carrière plus intéressantes ou pour trouver un meilleur équilibre entre vie professionnelle et personnelle. Voire pour les trois…

Je comprends mieux pourquoi beaucoup de DSI de talent changent de job. Ils doivent d’ailleurs gagner sur les trois tableaux : plus d’argent, davantage de considération et la possibilité de finir plus tôt. Ils sont quand même marrants nos chers DRH : ils s’inquiètent de plus en plus, mais la plupart n’ont pas été capables de retenir les meilleurs managers dans leurs entreprises. Les talents mal payés, peu reconnus et qui bossent 70 heures par semaine on bien raison de se barrer… En ce qui me concerne, étant un talent reconnu (la preuve : vous me lisez régulièrement), plutôt bien payé et rentrant chez moi tous les jours à 18 heures, je vais rester encore un peu chez Moudelab & Flouze Industries…

11 mai 2015

Toi y’en a être DSI, toi y’en a lire mon livre blanc

sehiaud-LMI.JPGJe suppose que, comme moi, vous êtes abreuvés de newsletters qui vous vantent les livres blancs proposés par nos chers fournisseurs. On peut y découvrir la beauté des paysages techniques, la sérénité du discours commercial, l’air pur des descriptifs des fonctionnalités et le dépaysement est assuré grâce à un vocabulaire des plus sophistiqués. La plupart de ces newsletters passent à la poubelle sans que j’ouvre l’e-mail.

L’un des derniers que j’ai reçu concernait la sécurité. Ça tombe bien, on est en train de refondre notre politique de sécurité des systèmes d’information. On nous proposait un contenu sponsorisé par un grand fournisseur, leader sur son marché, comme on dit, en l’occurrence Dell. En principe, c’est du sérieux… Et c’est diffusé par Le Monde Informatique, il paraît que c’est aussi du sérieux (télécharger l'image avec le texte lisible).

Mais, avant d’aller plus loin, je lis systématiquement le petit texte qui, en principe, doit nous donner envie d’aller plus loin. Cette fois, je n’ai pas été déçu : je n’ai rien compris ! Le texte nous explique ainsi : « CEO vivent dans la peur des violations de données, des pertes de données et les échecs de mise en conformité. CIO peinent à boucler le budget qu'ils savent est nécessaire pour protéger l'entreprise. » C’est du véridique (voir photo). Cela me fait penser au langage qu’employaient les explorateurs s’estimant cultivés, vis-à-vis de tribus primitives et hirsutes pour les embobiner, avant de piller leurs ressources naturelles.

On imagine facilement la scène : une horde de commerciaux avant-vente débarque sur une île luxuriante peuplée de DSI qui ne savent plus quoi faire de leurs ressources (ne vous emballez-pas, c’est de la fiction, c’est juste pour l’exemple…). Avec un dialogue du style « Toi y’en a être DSI, toi y’en a forcément besoin de mon livre blanc, avant que je te siphonne ton budget. » Ça serait plutôt mal parti pour ces pauvres commerciaux qui n’auraient plus qu’à retourner d’où ils viennent ! On nous explique aussi : « Comme il dirigeants d'entreprises et professionnels de l'informatique de chercher des moyens d'éviter d'être victimes d'une implacable course aux armements en matière de cybersécurité. » Évidemment, c’est nettement plus clair !

Ce texte a bien sûr été conçu par de vrais experts du marketing, puisqu’il nous incite à un « Call to action », comme on dit dans le milieu de la pub. Que faut-il faire ? « Rejoindre éditeur de ComputerworldUK en chef et dirigeants de Dell dans une série de discussions vidéo sur la façon de répondre à la nature de la menace de changer. » Je me vois bien parler comme ça lors de notre prochain comité de direction consacré à la politique de sécurité. « Toi DG, moi DSI, toi y’en a donner à manger plein de sous à moi, toi certain faire bon investissement… » Je suis sûr de remporter un franc succès, mais vraisemblablement temporaire… J’aurai beau affirmer, preuve à l’appui, que ce sont nos fournisseurs qui s’expriment de cette manière et que je ne fais que suivre leur exemple, j’ai peur de ne pas parvenir à convaincre…

Le pire est que si les fournisseurs conçoivent leurs solutions de la même manière qu’ils élaborent leurs contenus pour les promouvoir, il ne vaut mieux pas acheter. On ne sait jamais… Surtout si les solutions sont testées par ceux-là mêmes qui écrivent les textes !

PS : je vous rassure, dans  une version corrigée de la newsletter, c'est écrit de façon compréhensible. Il y en a quand même un qui s'en est aperçu...

25 avril 2015

Bientôt... Mon référentiel des métiers improbables de la DSI

Intégrale-métiers-pre-cover (2).jpgLa première édition de mon référentiel des métiers improbables mais néanmoins indispensables de la DSI va paraître dans quelques semaines !

Au sommaire : les 106 métiers dont un DSI ne pourra pas se passer, depuis l'aboyeur d'appel à projets jusqu'au désillusionniste de carré magique, en passant par le goûteur de recette applicative ou le tordeur de bases de données massivement parallèles...

Une idée cadeau pour votre DRH...

18 avril 2015

IBM ne manque pas d’assurance

sehiaud-maaf-ibm.JPGJe suis tombé par hasard sur un retour d’expérience d’un client d’IBM, en l’occurrence la compagnie d’assurance Maaf, où on nous explique que ce dernier est devenu « plus agile grâce à la gestion des règles métier », grâce à la mise en œuvre d’une » plateforme de gestion et d’exécution des règles métier pour prendre les bonnes décisions tarifaires plus rapidement. » 

sehiaud-maif-ibm.JPG

Résultat : la charge de travail a été réduite de moitié. » Tant mieux pour eux… Ils sont malins chez IBM : ils ont heureusement évité de communiquer sur le retour d'expérience de la Maif, autre assureur bien connu avec juste une lettre de différence, qui a condamné IBM à verser 6,67 millions d’euros... Peut-être même que les honoraires facturés à la Maaf ont servi à payer les dommages et intérêts à la Maif. On l'i-Niort... 

17 avril 2015

Les métiers improbables de la DSI

sehiaud-croque.jpgCroque mort de cycle de vie applicatif. Le cycle de vie applicatif n'est pas éternel. Une fois que l'on a mené à bien toutes les tâches (gestion des exigences, modélisation, développement, tests, gestion de configuration, du changement, du portefeuille de projets, de l'assurance qualité et de la performance des applications), le cycle de vie est terminé et il convient de l'enterrer. Mission accomplie. Mais est-on sûr de n'avoir rien oublié ? Autrement dit, le cycle de vie ne recèle-t-il pas des fonctions qui bougent encore et qu'il conviendrait de réveiller ? Le croque-mort de cycle de vie applicatif s'assure que celui-ci est bien achevé et que l'on peut passer au suivant.

 

 

 

06 octobre 2014

La R&D n'est pas ce que vous croyez...

sehiaud-R&D.jpgJe ne sais pas si vous avez remarqué, mais il y a de plus en plus de collègues qui veulent nous apprendre notre métier. Ah ? Chez vous aussi ? Et ça commence à vous peser ? Cela ne m’étonne pas… A force d’être exposé à toutes les technologies, à tous les discours des fournisseurs qui vantent leurs supers solutions « capables de tout faire » (des fois c’est « capable de tout faire… foirer », mais il n’y a pas assez de place sur leurs brochures commerciales pour le préciser…), il fallait que ça arrive. Les experts du dimanche sévissent maintenant aussi la semaine ! Chez Moudelab & Flouze Industries, c’est la R&D qui, pour rester poli, commence à nous casser les pieds. Les Messieurs-je-connais-tout deviennent tout simplement insupportables. En bons ingénieurs, ils s’ingénient à nous expliquer quelles technologies nous devrions privilégier, et à nous imposer dans les projets de développement, des fonctionnalités un peu bizarres.
 
Mais on ne peut pas trop, nous à la DSI, leur rentrer dedans : la direction générale considère en effet que la R&D (La « Rizeurch ande développppmmment » comme prononce Pierre-Henri Sapert-Bocoup, notre vénéré PDG, avec son accent anglais inimitable) est stratégique. Comment s’en sortir ? En sapant leur image, et on ne va pas se priver, avec la complicité de mes équipes. La première étape consiste à systématiquement détourner le sigle R&D, lorsque l’on rencontre l’un des dignes représentants de cette entité. En ciblant bien sûr la personnalité de la personne à qui on a affaire, de manière à lui saper le moral…
- Je travaille à la R&D.
- Ah ? Récréation & Détente, c’est ça ? Ou alors Rigolade & Divertissement ?
Et de partir dans un grand éclat de rire... En général, cela fait de l’effet, votre interlocuteur tourne les talons en ronchonnant et s’en va vaquer à ses occupations. Si les collaborateurs de votre service R&D sont plutôt portés sur la multiplication des pots de fin de journée, la R&D se transformera en « Rafraichissements & Désaltération » ou, pour les plus atteints en « Ragoût & Daube ». S’ils ont tendance à parler pour ne rien dire, la R&D deviendra « Radotage & Déblatérage », voire, s’ils insistent, « Rageant & Désespérant ». Si la R&D est victime de coupes budgétaires, son nom deviendra « Raclée & Dérouillée ».
 
Vous vous en doutez, à force de subir des quolibets, des moqueries et autres sarcasmes bien envoyés, nos collègues de la R&D ne nous adressent quasiment plus la parole. Cela nous arrange bien. Maintenant, tout passe par le mail, nous gardons trace de tout, ce qui nous évite les déconvenues classiques, lorsque les projets sont modifiés de façon informelle qui fait que l’on ne s’y retrouve plus. C’était le cas avant, avec des interventions intempestives de la R&D pour modifier telle ou telle fonctionnalité sans la documenter ou pour anticiper des tests « juste pour voir ce que ça donne ». Si on les avait écoutés, on aurait fait des tests directement sur les machines de production !
 
Pour prolonger l’effet Blitzkrieg, j’ai lancé auprès de mes équipes un petit concours pour détourner le sigle R&D. Chacun y est allé de sa vision de la R&D : « Rustines & Dégonflage », « Racolage & Débauchage », « Rangement & Débarras », « Rancoeur & désillusion »,  j’ai tout eu et le concours continue…
 
Nous sommes désormais tranquilles et même tentés d’appliquer une approche similaire à l’égard d’autres directions métiers à qui il viendrait l’idée de venir asticoter la DSI… Mais, ce serait suicidaire, je finirai par me faire virer pour autisme technologique caractérisé. En attendant, j’ai appris que mes chers collègues de la R&D font le même exercice que nous et détournent le sigle DSI. Je m’attends au pire… Depuis « Dégage sans indemnités » (pour ceux qui m’en veulent), jusqu’au classique « Déficitaire Sans Interruption » (quand on dépasse les budgets) en passant par le traditionnel « Déchéance Soudaine Indiscutable » lorsque le DSI devient rattaché au DAF…

11 septembre 2014

Espèce de...

sehiaud-injure.jpgLe vénérable institut national de la statistique (INSEE) publie régulièrement des études très intéressantes sur la victimation. Vous ne savez pas ce que c’est, la victimation ? En gros, au-delà des traditionnelles statistiques de la police et de la gendarmerie, il s’agit d’interroger les individus sur les violences dont ils ont été victimes. Et comme beaucoup ne rentrent pas dans les statistiques officielles parce qu’aucune plainte n’est déposée, cela donne une meilleure image de l’insécurité.

Bon, l’insécurité, je suppose que vous savez ce que c’est ? C’est, pour résumer, ce que l’on vit au quotidien dans notre métier de DSI. Je vous le précise tout de suite avant que vous ne me posiez la question : non, il n’existe pas d’enquête de victimation pour les DSI. Soit parce que cela n’intéresse pas les chercheurs et les statisticiens, soit parce que les DSI n’avoueront jamais faire l’objet de mauvais traitements.

Et pourtant, nous en avons, des motifs de se plaindre ! Que nous dit la dernière étude de l’Insee sur la victimisation ? Qu’il y a des formes de violence plus fréquentes que d’autres. En tête de liste : les gestes déplacés (8,1% des personnes en auraient été victimes en 2012). Viennent en second : les menaces et les injures (en même temps), avec 6,9 %. Puis arrivent dans le classement : les menaces (sans les injures, il y encore des gentlemen…), le vol sans violence, l’exhibitionnisme et les coups entre conjoints…

Finalement, toutes ces agressions, nous les subissons au quotidien. Les gestes déplacés ? Vous n’imaginez pas jusqu’où les utilisateurs sont capables d’aller : depuis le jet à plus de deux mètres d’un lourd cahier des charges lorsqu’on leur suggère que peut-être il faudrait que les besoins soient exprimés plus clairement jusqu’au bras d’honneur qui surgit lorsque mes équipes demandent gentiment à ce que la maîtrise d’ouvrage soit un peu plus présente lors des comités de pilotage. Les menaces ? Là encore, c’est notre lot quotidien, entre le classique « je vais te sucrer une partie de ton budget », le non moins traditionnel « Si tu ne me livres pas l’application en moins d’un mois, j’vais l’dire au DG », ou encore le récurrent « Si tu continues à emmerder mes collaborateurs avec ta politique de sécurité à la con, ta carrière est foutue, je m’en occuperai personnellement, j’connais du monde. »

Les injures ? Bon, ça, tout le monde est logé à la même enseigne. Dans les toilettes du deuxième étage, une âme charitable à écrit au feutre indélébile « DSI, tête de con », avec la variante, dans l’ascenseur « DSI au pilori ! ». Les injures peuvent fuser lors des réunions, depuis le « vous n’êtes que des gros nuls » jusqu’à l’« espèce de connard » en passant par les « salopards », « empaffés », « faux cul », « crétins », « racailles », « pétasses». Ou encore : « De toute façon, à la DSI, vous n’êtes que des sales feignasses parasites payées à ne rien faire alors que c’est nous qui faisons tourner la boutique… »

Le vol sans violence concerne tous les matériels qui ont une quelconque utilité. Par exemple, on surconsomme 146,87654% de toner d’imprimantes par rapport au nombre de pages que l’on imprime. Les PC qui disparaissent, officiellement détruits ou volés dans les transports, sont, eux aussi, très nombreux. On m’a même volé dans mon bureau trois câbles Ethernet, cinq tapis de souris (avec les souris qui vont avec..), mes goodies offerts par les fournisseurs (bon, là, ça m’arrange, la plupart de ces gadgets sont horribles…). Et même ma collection de tous les numéros de Best Practices ! C’est dire si certains sont vraiment tordus…

En ce qui concerne l’exhibitionnisme, j’avoue que c’est plutôt rare. Je n’ai connu qu’un seul cas, celui d’un manager, qui s’est déculotté en criant « Et celle-là, tu l’as vue ! » après que je lui ai rétorqué qu’il « me demandait la lune avec ses exigences démesurées ». On sait que dans la plupart des cas, la victime connaît son agresseur. J’ai les noms…

 

05 septembre 2014

Big Data, j’y vais pas…

sehiaud-bigdata.jpgIl me semble important de résister à toutes les demandes, plus ou moins farfelues, que les directions métier nous adressent. À croire qu’elles ont toutes retenu la célèbre phrase : « Quand j’entends les mots big data, je sors mon DSI. » De quoi provoquer un accident fatal pour qui ne maîtrise pas les crans de sûreté. Il y a au moins dix arguments à retenir pour ne jamais s’engager dans la voie des big data.

1. Le big data est un monde sans fin. Le big data c’est déjà big, mais nul doute que si vous vous engagez dans cette voie, vous aurez un jour ou l’autre à gérer le big big data. Et je ne vous parle pas du big big big big data qui va nous tomber dessus. Mais, avec un peu de chance, ce sont nos successeurs qui s’en occuperont.

2. 93,565432 % de l’information n’ont de toute façon aucune valeur. Les big data, C’est bien, mais si c’est pour stocker et gérer des données qui ne présentent aucun intérêt, on ne voit pas l’utilité. À moins que vous n’ayez une vocation d’historien quand vous serez à la retraite… ou au chômage.

3. Les utilisateurs n’ont qu’à se débrouiller seuls. S’ils veulent stocker de gros fichiers, analyser d’importants volumes de données, que les utilisateurs se débrouillent : avec leurs budgets, ils peuvent souscrire à des offres SaaS tout à fait correctes pour jouer avec leurs données. Sans venir sans cesse quémander des moyens à la DSI…

4. Vous aurez de nouveaux amis. Avec le big data, comme avec le cloud d’ailleurs, vous allez avoir de nouveaux amis : les auditeurs, les juristes et les risk managers... À moins que tout ce petit monde soit peuplé de joyeux drilles (j’en doute, tout comme vous, sinon ils feraient un autre métier), vous vous préparez de belles réunions pour étudier le cycle de vie complet des données. Les expressions « Attendu que… », « Considérant que… » et « Vu le décret du… » vont devenir vos phrases fétiches. Bandes de veinards !

5. Les utilisateurs vont vous casser les pieds. Comme avec le big data on peut tout stocker et tout faire, il y aura toujours un utilisateur qui aura une idée lumineuse. Et quand vous en aurez rabroué un, un autre prendra sa place, à l’instar des mauvaises herbes. Certes, nous, DSI, avons l’habitude de gérer des idées à la con, mais quand même…

6. Il faudra investir en sécurité. Pour gérer les big data, il faudra plus de serveurs, plus d’interfaces, plus de sauvegardes… Tout cela devra être mieux sécurisé. Encore un trou dans votre budget déjà serré…

7. Il faudra faire évoluer les compétences. On a déjà du mal à tenir nos équipes, entre ceux qui ont compris que, vu leur portefeuille de compétences, c’est plié pour eux s’ils se retrouvent sur le carreau, ceux qui pensent, à tort, qu’ils sont au top et ceux qu’on aurait jamais dû recruter… Si, en plus, il faut reconfigurer nos équipes pour s’attaquer au big data… Et on ne peut confier cette lourde tâche à la DRH, sous peine d’aggraver le problème !

8. L’internet des objets va devenir un cauchemar. Il paraît que dans la galaxie big data, il y aura 50 milliards d’objets qui seront connectés, dans quelques années. Il y en a bien un qui va tomber sur la tête d’un DSI. Il faudra tout connecter, même les objets les plus  farfelus : il n’y a en effet aucune raison que l’on s’arrête aux montres ou aux stylos… Comme aurait pu dire l’illustre Michel Audiard : « Quand on mettra des connections aux objets, t’as pas fini de ramer. »

9. Avec le temps réel, vous finirez à pas d’heure. Avec le big data et les applications qui vont avec, il va falloir exploiter les données en temps réel. Pas question qu’un marketeur attende un mois son rapport sur ce qui se dit sur les réseaux sociaux, que le financier poireaute des jours avant d’obtenir son tableau de bord décisionnel. Autrement dit, attendez-vous à rallonger votre journée de travail pour satisfaire tout ce petit monde. À moins que vous ne trouviez un pigeon pour faire le sale boulot à votre place !

10. Votre direction générale sera plus proche de vous. Le big data, c’est quand même concret et c’est une raison pour que votre DG s’intéresse à ce que vous faites. Surtout si un de ses amis patrons lui a montré le dernier gadget à la mode, connecté à tout et qui récupère des infos en temps réel.  Une bonne nouvelle ? Peut-être si vous souffrez du syndrome dit de Caliméro et que votre DG vous manque. Une mauvaise nouvelle ? Sûrement si vous souffrez du syndrome de ÃÀwJ¥XQY  (en français : « Lâche moi, ça me fera des vacances »).