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OLIVIER SEHIAUD - Ma vie quotidienne de DSI... - Page 2

  • Faudrait savoir...

    sehiaud-webtobusiness.JPGSecret or not secret ? À l’heure du tout Web et de la transparence, certains se demandent encore et répondent en combinant les deux. J’ai reçu une invitation pour la prochaine édition de l’événement Web2Business, qui se présente comme le « davos n° 1 du digital et du e-commerce », avec 900 VIPs dirigeants finaux (avec un x…).

    Intéressant mais dans l’invitation, le lieu est « tenu secrêt ». Comment faire ? J’aime bien savoir, au moment de m’inscrire à un événement où il se déroule. Question de logistique : si c’est trop éloigné de chez moi, c’est la galère pour rentrer ! Autant anticiper… Heureusement, les organisateurs savent jouer sur le suspens : un simple clic sur le lien dans l’invitation nous emmène vers une page où le lieu est écrit en gros sur la page d’accueil du site. C’est un nouveau concept : un secret en pleine home page d’un site. Plus c’est gros, moins ça se voit, c’est sûrement ce qu’ont imaginé les organisateurs.

    Ah, j’oubliais le plus important : la date. Dans l’invitation, c’est le 12 janvier 2016, sur le site c’est le 16 février 2016. C’est là encore un nouveau concept du type « une des deux dates est la bonne, saurez-vous la reconnaître ? ». Heureusement, l'année est la bonne... Ou alors j’ai raté un épisode… ! C’est vrai que dans l’univers du Web 2.0, on est vite largués… En attendant, les 12 janvier et 16 février sont toujours libres dans mon agenda…

     

  • Consulting low cost

    sehiaud-stagePAC.JPGUne annonce d’emploi, parue mi-décembre, m’a m’interpellé. Il s’agit d’un cabinet d’études et de conseil français, bien connu, qui recherche un ou une stagiaire. Jusque-là, rien de bien original. Sauf que le domaine n’est pas, comme on pourrait s’y attendre, la compilation de tableaux de chiffres pour en faire des beaux graphiques ou la rédaction de commentaires sur des tendances. Non, il s’agit d’un domaine éminemment stratégique pour les clients dudit cabinet d’études : le conseil en stratégie avec un focus sur les fusions-acquisitions.

    Peut-on confier la définition de sa stratégie à un stagiaire qui en plus, conseillera sur les meilleurs moyens de réussir une fusion ? Pourquoi pas… Mais, quand même, j’en doute fort. En tout cas, moi je ne m’y risquerai pas, même pour ma stratégie système d’information. « Nous ne vous laissons pas tout(e) seul(e), mais souhaitons que vous soyez rapidement autonome sur certaines tâches ». Les rédacteurs de l’annonce ont cru bon de le préciser, c’est signe que l’on pouvait avoir un doute… Dans la réalité, il est fort probable que le ou la stagiaire se retrouve vite seul(e). « Vos idées sont considérées comme un vrai atout pour l’entreprise. » Comment rémunère-t-on un « vrai atout » dans ce cabinet de conseil ? « 1 000 € bas de bulletin incluant des tickets restaurant et l’indemnité transport ».

    Que les candidats (qui doivent disposer de « Connaissances de base en finance », quand même) ne se plaignent pas : « Nous vous proposons de travailler au sein d’une équipe jeune et dynamique. » Heureusement pour eux : il ne manquerait plus qu’une équipe de vieux bras cassés aigris dans un open space poussiéreux pour compléter le tableau et leur miner le moral dès leur premier jour de « consultant en stratégie et fusions-acquisitions ». Bonne nouvelle pour ceux qui veulent se considèrent comme des vrais atouts pour moins de six euros de l’heure (« bas de bulletin », ne soyons pas mesquin) : il y a « des perspectives d’embauche en CDI et de montées en compétences », précise-t-on. Comme disait le grand philosophe hongrois Vâziÿ Môllô : « Il vaut toujours mieux monter en compétences que de descendre aux enfers. »

  • Nouveau concept

    sehiaud-cloud.JPG

    On sait que l’innovation technologique connaît un rythme effréné. Voilà un nouveau concept que je ne connaissais pas : la cloud. Après tout, il n’y a pas de raison que le cloud n’ait pas son équivalent féminin. On peut supposer que, par rapport à son équivalent masculin, on puisse avoir le coup de foudre pour son charme « as a service ». D’autant que la promotion (c’est VMware qui propose ce service de test de prestataires cloud) nous interpelle avec : « Vous êtes prêt à faire un essai ? ».

    On s’apercevra que la cloud a une sensibilité particulière que n’a pas le cloud, beaucoup plus impersonnel et que l’habillage des applications est différent. On peut même parier qu’en 2016 paraîtra le premier ouvrage intitulé « Le cloud vient de Mars, la cloud vient de Vénus ». Voire, si une start-up se met sur le coup, la création du premier club de rencontres pour utilisateurs qui souhaitent échanger leurs expériences. Une sorte de MeeTIC 2.0…

  • Revue d'à peu pressque

    2015-08-16 10.28.29.jpg« HP supprimer 30 000 emplois » 

    Le constructeur va pouvoir trouver une autre signification à son célèbre slogan « HP INVENT » : Invitation Nominative Vers des Emplois Non Tangibles.

    « Volkswagen accusé de fraude anti-pollution avec son logiciel espion »

    Le type qui a développé cet outil est plutôt talentueux : je suis prêt à le recruter dans mes équipes. J’ai déjà une idée de sa mission : développer un logiciel qui, en cas d’audit, me permettra de masquer quelques libertés prises avec les règles de la comptabilité et de la répartition des coûts. Dès qu’un auditeur interne ou externe se connectera au système d’information, il sera berné par de fausses informations.

    « Le patron de SAP perd un œil » (L’Informaticien, 18 septembre 2015)

    Bill McDermott a été victime d’un malencontreux accident domestique qui lui a fait perdre son œil gauche. Tout commentaire concernant l’impact sur la vision stratégique de l’éditeur serait malvenu et totalement déplacé.

    « En quoi Marseille devient la plaque tournante de la bande passante pour Internet ? » (Livre blanc diffusé par Le Magit, 14 septembre 2015)

    C’est qu’en matière de plaque tournante, Marseille a une certaine expérience : « Marseille n’était qu’une énième passerelle en Méditerranée vers le reste du réseau mondial. Désormais, il est le point de chute du monde occidental duquel on peut le plus rapidement envoyer du contenu vers l’Afrique et l’Asie du sud », explique-t-on chez Interxion, l’hébergeur qui gère le datacenter racheté à SFR.  On parle de réseaux bien sûr.

    « 18 % des cadres consultent leurs mails en conduisant, 50 % les consultent au lit » (LeMonde Informatique, 3 septembre 2015)

    C’est bien normal que des chefs de projet incapables de piloter les projets lisent leurs e-mails en conduisant et que ceux qui dorment en réunion consultent leurs e-mails au lit... 

  • Revue d'à peu pressque

    Coquille ? « Sage Life devient Sage Live » nous révèle l’éditeur du même nom. Ils avaient peut-être fait une erreur de frappe la première fois ? En tout cas, pour trouver ça, on espère qu’ils ont fixé une deadline… (animasoft.com).

    Joliment dit… Valtech, l’agence de marketing digital pionnière dans les technologies (Hé oui, ça existe…) transfère son siège social au Luxembourg. Non, ce n’est pas pour les raisons que l’on peut deviner. C’est, paraît-il « pour donner au groupe un cadre législatif et social plus stable et une image plus neutre au niveau international. » (boursier.com).

    Shocking. « Le Gouvernement Britannique ne veut plus dépendre des produits d’Oracle » (Lemagit.fr). Trop cher, paraît-il. Pourquoi ont-ils dépensé tant ? « Des responsables informatiques ont des relations personnelles avec les commerciaux d’Oracle. » Ce n’est pas en France que l’on verrait ça…

    Paradoxe. « Marché de l’Hyperconvergé : une offre qui ne cesse de s’étoffer » (Lemagit.fr). Voilà un marché bien paradoxal : plus il converge, et  hyperconverge même (ça doit être encore plus fort) et plus il s’étoffe. Ça doit donner mal à la tête de comprendre par quelles subtilités c’est possible. Cela tombe bien, le leader du marché, Nutanix, a un nom de médicament contre le mal de crâne.

    Monsieur Plus. « 14 % seulement des dirigeants d’entreprises français prévoient des investissements dans le Big Data à court ou moyen terme », selon un sondage Opinion Way - Axys Consultants (Best Practices Spotlight). Et probablement 95 % des fournisseurs vont continuer à nous abreuver de considérations sur le Big Data.

  • Ça c’est de l’analyse prédictive !

    sehiaud-IBM-SPSS.JPGQuand je reçois des livres blancs, dont les fournisseurs nous abreuvent régulièrement, je regarde toujours la date de publication, histoire de vérifier qu’on nous ne refourgue pas des vieux trucs vus et revus. L’un des leaders dans ce domaine (faut bien être leader quelque part), c’est IBM. 

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  • On fait comme on peut…

    sehiaud-hello_my_name_is_consultant.jpgComme disait ma grand-mère berrichonne : « Ils sont bien braves mais ils ont du mal à conclure. » Vous le savez, nous travaillons depuis longtemps avec notre cabinet de conseil en management et en stratégie préféré : Meyer Sainou Léméyeur. Un leader sur son marché, cela va de soi.

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  • Talents à saisir

    sehiaud-roberthalf.jpgIl paraît, nous apprend une étude du cabinet de recrutement Robert Half qui vient de sortir, que les DRH sont de plus en plus inquiets de la perte de meilleurs talents. « Alors qu’ils étaient 72 % à se déclarer préoccupés du départ de leurs meilleurs collaborateurs en 2014, ils sont aujourd’hui 80 % à éprouver ce sentiment », nous dit l’étude. Il paraît aussi que « le marché de l’emploi connait une embellie et le recrutement devient plus fluide notamment chez les cadres. » Pourquoi tous les talents font-ils leurs valises ? Nos chers DRH ont trouvé pourquoi les managers changent de job : pour chercher une rémunération plus élevée ou pour des évolutions de carrière plus intéressantes ou pour trouver un meilleur équilibre entre vie professionnelle et personnelle. Voire pour les trois…

    Je comprends mieux pourquoi beaucoup de DSI de talent changent de job. Ils doivent d’ailleurs gagner sur les trois tableaux : plus d’argent, davantage de considération et la possibilité de finir plus tôt. Ils sont quand même marrants nos chers DRH : ils s’inquiètent de plus en plus, mais la plupart n’ont pas été capables de retenir les meilleurs managers dans leurs entreprises. Les talents mal payés, peu reconnus et qui bossent 70 heures par semaine on bien raison de se barrer… En ce qui me concerne, étant un talent reconnu (la preuve : vous me lisez régulièrement), plutôt bien payé et rentrant chez moi tous les jours à 18 heures, je vais rester encore un peu chez Moudelab & Flouze Industries…

  • Toi y’en a être DSI, toi y’en a lire mon livre blanc

    sehiaud-LMI.JPGJe suppose que, comme moi, vous êtes abreuvés de newsletters qui vous vantent les livres blancs proposés par nos chers fournisseurs. On peut y découvrir la beauté des paysages techniques, la sérénité du discours commercial, l’air pur des descriptifs des fonctionnalités et le dépaysement est assuré grâce à un vocabulaire des plus sophistiqués. La plupart de ces newsletters passent à la poubelle sans que j’ouvre l’e-mail.

    L’un des derniers que j’ai reçu concernait la sécurité. Ça tombe bien, on est en train de refondre notre politique de sécurité des systèmes d’information. On nous proposait un contenu sponsorisé par un grand fournisseur, leader sur son marché, comme on dit, en l’occurrence Dell. En principe, c’est du sérieux… Et c’est diffusé par Le Monde Informatique, il paraît que c’est aussi du sérieux (télécharger l'image avec le texte lisible).

    Mais, avant d’aller plus loin, je lis systématiquement le petit texte qui, en principe, doit nous donner envie d’aller plus loin. Cette fois, je n’ai pas été déçu : je n’ai rien compris ! Le texte nous explique ainsi : « CEO vivent dans la peur des violations de données, des pertes de données et les échecs de mise en conformité. CIO peinent à boucler le budget qu'ils savent est nécessaire pour protéger l'entreprise. » C’est du véridique (voir photo). Cela me fait penser au langage qu’employaient les explorateurs s’estimant cultivés, vis-à-vis de tribus primitives et hirsutes pour les embobiner, avant de piller leurs ressources naturelles.

    On imagine facilement la scène : une horde de commerciaux avant-vente débarque sur une île luxuriante peuplée de DSI qui ne savent plus quoi faire de leurs ressources (ne vous emballez-pas, c’est de la fiction, c’est juste pour l’exemple…). Avec un dialogue du style « Toi y’en a être DSI, toi y’en a forcément besoin de mon livre blanc, avant que je te siphonne ton budget. » Ça serait plutôt mal parti pour ces pauvres commerciaux qui n’auraient plus qu’à retourner d’où ils viennent ! On nous explique aussi : « Comme il dirigeants d'entreprises et professionnels de l'informatique de chercher des moyens d'éviter d'être victimes d'une implacable course aux armements en matière de cybersécurité. » Évidemment, c’est nettement plus clair !

    Ce texte a bien sûr été conçu par de vrais experts du marketing, puisqu’il nous incite à un « Call to action », comme on dit dans le milieu de la pub. Que faut-il faire ? « Rejoindre éditeur de ComputerworldUK en chef et dirigeants de Dell dans une série de discussions vidéo sur la façon de répondre à la nature de la menace de changer. » Je me vois bien parler comme ça lors de notre prochain comité de direction consacré à la politique de sécurité. « Toi DG, moi DSI, toi y’en a donner à manger plein de sous à moi, toi certain faire bon investissement… » Je suis sûr de remporter un franc succès, mais vraisemblablement temporaire… J’aurai beau affirmer, preuve à l’appui, que ce sont nos fournisseurs qui s’expriment de cette manière et que je ne fais que suivre leur exemple, j’ai peur de ne pas parvenir à convaincre…

    Le pire est que si les fournisseurs conçoivent leurs solutions de la même manière qu’ils élaborent leurs contenus pour les promouvoir, il ne vaut mieux pas acheter. On ne sait jamais… Surtout si les solutions sont testées par ceux-là mêmes qui écrivent les textes !

    PS : je vous rassure, dans  une version corrigée de la newsletter, c'est écrit de façon compréhensible. Il y en a quand même un qui s'en est aperçu...

  • Bientôt... Mon référentiel des métiers improbables de la DSI

    Intégrale-métiers-pre-cover (2).jpgLa première édition de mon référentiel des métiers improbables mais néanmoins indispensables de la DSI va paraître dans quelques semaines !

    Au sommaire : les 106 métiers dont un DSI ne pourra pas se passer, depuis l'aboyeur d'appel à projets jusqu'au désillusionniste de carré magique, en passant par le goûteur de recette applicative ou le tordeur de bases de données massivement parallèles...

    Une idée cadeau pour votre DRH...