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OLIVIER SEHIAUD - Ma vie de DSI... - Page 3

  • Idée shopping : le décanteur d’idées de projets à la con

    decanteur.JPGDans le domaine du management de projets, les idées à la con ne manquent pas. Tout le monde en a : du stagiaire au boss, chacun veut mettre son grain de sel dans votre stratégie SI et vos actions.

    Mais tout n’est pas bon à prendre. Le décanteur sert à laisser macérer les idées : seules celles qui surnagent peuvent être mises en œuvre et faire l’objet de livrables.

  • Balance ton POC

    Illustre008-Bleu.gifPuisque c’est la mode de « balancer » ou de « dégager » tout et n’importe quoi, pourquoi ne pas en profiter ? On pourrait, par exemple, commencer par moderniser l’une des approches que tous les DSI et tous les métiers ont, un jour ou l’autre, mise en œuvre. Je veux parler des POC. Pour ceux qui l’ont oublié, le POC est l’acronyme de Proof of Concept et non pas, comme certains esprits tordus pourraient le penser, « Plantage Organisé du Changement » ou « Partons Oublier le Cloud »… Il ne s’agit pas, bien évidemment, de contester l’utilité de cette approche qui consiste à essayer pour voir si ça marche. C’est même la base de toute innovation, sauf pour ceux qui sont blindés de budgets à ne plus savoir qu’en faire.

    Il n’empêche : dès que l’on envisage de réaliser un POC, les métiers traînent des pieds, arguant le plus souvent du fait qu’ils n’ont pas le temps de s’y impliquer à fond, que ça coûte cher et que, de toute façon, leur choix de solution étant déjà acté, les éventuelles imperfections seront gérées directement en production. Toutefois, mes équipes restent excessivement prudentes et recommandent de tester avant d’acheter. C’est vrai qu’elles ont été échaudées à plusieurs reprises par des plantages retentissants qui leur sont retombés dessus, selon le principe que la DSI est toujours responsable.

    Je préfère remplacer le POC par un concept beaucoup plus vendeur, celui de bande annonce. Certes, vous ne manquerez pas de me faire remarquer qu’il n’y a aucun rapport entre « Balance ton POC » et le cinéma. Mais si… Car les ingrédients sont les mêmes !

    Comme une bande annonce, un POC doit résumer les moments clés (les jalons et les livrables associés à tout bon projet…), présenter les répliques cultes (les fonctionnalités qui vont tenir en haleine les utilisateurs et les surprendre…), montrer qu’il y a de l’action (donc que la DSI ne reste pas inactive et que ses équipes se bougent pour les métiers…), mettre en valeur les acteurs principaux (le DSI d’abord, parce que l’on adore figurer en tête de distribution et en haut de l’affiche), faire court (adieu les POC de 18 mois…) et faire durer le suspense (« bientôt sur vos écrans de smartphones, de PC, de tablettes… »). Sans oublier l’incontournable son Dolby Surround, parce qu’il faut bien que la DSI reste audible par rapport à tout ce que les métiers ingurgitent comme discours technologiques plus ou moins foireux…

    Quant à savoir comment est réalisé le film/projet, peu importe. Comme la plupart des spectateurs, la plupart des utilisateurs s’en fichent. On peut donc recourir à des armées d’intermittents du spectacle, autrement dit des consultants payés à la journée. Dont certains auront besoin d’être maquillés avant d’entrer en scène, surtout en cas de sous-traitance de sous-traitance pouvant conduire à délit de marchandage ou de prêt illicite de main-d’œuvre.

    On peut également recourir à des effets spéciaux, qui blufferont les utilisateurs, avec des interfaces originales. Il faut quand même y aller doucement, côté effets spéciaux, pour les explosions de coûts, les collisions de responsabilités, les poursuites endiablées d’objectifs inatteignables, les cascades de livrables et les hold-up spectaculaires de queues de budget.

    De même, les utilisateurs n’ont pas besoin de savoir combien de prises a demandé telle scène, autrement dit combien de réunions de comités de pilotage ont abouti à de bons compromis pour produire des résultats à la hauteur des attentes des métiers. Ni de savoir quelles méthodes ont été retenues pour le mixage des composants technologiques, la postproduction et l’étalonnage des paramètres des différents modules applicatifs.

    Comme au cinéma, l’essentiel est que les utilisateurs soient contents et applaudissent. Et qu’ils fassent fonctionner le bouche-à-oreille pour conforter la réputation du DSI-metteur en scène. Car, inévitablement, cela attirera de riches producteurs-DAF, avec leur chéquier, qui voudront financer un remake ou un cross-over

  • RGPD, PRDG, DGRP, PGRD, RGDP, etc…

    Best212-imageSéhiaud.JPGLe RGPD (Règlement Général pour la Protection des Données Personnelles), c’est pour bientôt. Si vous ne le savez pas, revenez vite de votre île déserte et mettez-vous au boulot. Car, après le RGPD, l’union européenne nous concocte d’autres réjouissances règlementaires.

    Je me suis procuré, en exclusivité pour vous (ne me demandez pas comment…), le dernier document de travail pondu par les juristes de Bruxelles et qui aura force de loi à partir de juin 2022. Autant dire demain… Afin que vous ne soyez pas pris au dépourvu, je vous révèle les quinze textes avec lesquels il faudra obligatoirement être en conformité. Bon courage, car la tâche s’annonce encore plus rude que pour le RGPD.

    PRDG (Principes Rationnels de Développement Généralisables) : il faudra appliquer systématiquement les bonnes pratiques de management de projets, connues depuis longtemps mais que bien peu appliquent. Ce qui a énervé les technocrates de la commission européenne…

    DRGP (Dépassements Réduits des Générations de Projets) : un taux maximum de dépassement sera institué, à l’image des 3 % pour les déficits des Etats.

    RGPD (Règles de Gaité du Personnel Détaché) : applicables à l’externalisation, il sera interdit aux salariés repris par un prestataire de faire la gueule, ils devront être positifs et enthousiastes à au moins 75 %, sinon l’entreprise qui externalise devra payer des pénalités de 4 % de son chiffre d’affaires ou jusqu’à 20 millions d’euros.

    RGDP (Réduction de la Gabegie avec DevOps dans la Production) : l’approche DevOps deviendra obligatoire pour les DSI de plus de 100 personnes.

    DGRP (Départ des Glandeurs pour Réduire le Personnel) : pour améliorer la productivité des DSI et des directions métiers, la proportion de collaborateurs peu motivés pour travailler ne devra pas dépasser 15 %.

    PGRD (Préceptes Généraux de Réouverture des Dossiers) : il sera obligatoire de réexaminer régulièrement les anciens Business Cases pour identifier ce qui a conduit à l’échec des projets.

    GDRP (Grandeurs des Dérapages Récurrents dans la Planification) : on ne pourra plus faire traîner les délais dans la planification des livrables. Dommage, c’est quelquefois très utile…

    RGDPbis (Règlement Garanti Dépourvu de Pertinence) : les DSI devront se conformer sans discuter à toutes les directives élaborées par leurs directions générales, même si elles ne servent à rien, sont obsolètes, incohérentes et s’ils ne sont pas d’accord. Ce texte est le résultat d’un lobbying forcené des chefs d’entreprise, inquiets de ne plus être écoutés par leurs DSI…

    RDPG (Réactivité face aux Dégâts Potentiellement Graves) : en matière de sécurité, toutes les mesures devront être prises pour limiter les dégâts. Sinon ? Sinon, rien, en fait… Aucune sanction n’est prévue.

    PGRDbis (Problèmes Généralement Rarement Détectés) : une base de données européenne de tous les problèmes d’exploitation et de production répertoriés sera créée et partagée entre toutes les entreprises. Il sera obligatoire de l’alimenter en informations.

    RPGD (Réversibilité Pour Garantir la Disponibilité) : les fournisseurs devront s’engager à restituer en moins de 72 heures toutes les données de leurs clients. Des fois que certains l’auraient oublié…

    PDGR (Panoplie de Débogage des Générations de Releases) : toutes les équipes de tests devront posséder une trousse de secours et un gilet jaune avant toute intervention sur un environnement de production.

    RDGP (Réduction de la Dépendance face aux Gourmands Prestataires) : un fournisseur ne devra pas capter plus de 15 % d’un budget IT. Au-delà il devra s’engager à rendre l’argent et à continuer à travailler quand même. J’en connais certains qui vont faire la gueule…

    GPRD (Gouvernance Pour Rassurer les Dirigeants) : les DSI devront apprendre par cœur tous les éléments de langage pour leurs dirigeants, de manière à ce que ceux-ci ne soient plus angoissés dès qu’on leur parlera de transformation digitale ou de cybersécurité. Un examen obligatoire validera les capacités des DSI à parler de manière cohérente à leurs DG.

    PRDGbis (Portabilité des Robots et des Data Garantie) : avec l’intelligence artificielle, les concepteurs d’algorithmes seront obligés de standardiser leurs créations, selon le principe institué par le Général de Goal, qui n’avait qu’un but dans la vie : faire en sorte que « les robots parlent aux robots ».

     

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    psy_1.jpgLe consultant schizophrène qui avait fait appel à lui-même pour définir sa stratégie restera toujours interné dans un établissement psychiatrique spécialisé.

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    50_petits_fours_carrefour_traiteur.jpgLe premier DSI pique-assiette rentrera dans le livre Guinness des Records de la participation à des événements IT uniquement pour s’empiffrer de petits fours, sans écouter les présentations marketing des fournisseurs.

  • Prévision 2018 : permis de construire

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  • Prévision 2018 : un point c'est tout.e

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