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18 mai 2012

Retour vers le futur

sehiaud-cristal.jpgHeureusement que nos chers fournisseurs phosphorent pour nous et imaginent notre futur. S’ils ne tenaient qu’à nous, nous nous en remettrions au destin. En clair, nous n’en aurions à faire de l’évolution de notre système d’information et vivrions au jour le jour… Comme disait le célèbre économiste John Maynard Keynes, Lord de son état : « A long terme, nous serons tous morts. » IBM a publié en décembre dernier « IBM Five in Five », la liste des « cinq innovations susceptibles de transformer nos façons de travailler, de vivre et de nous divertir dans les cinq prochaines années. » Bigre ! Comme le disait le non moins célèbre économiste chinois San Su Tzou : « Ça vaut quand même le coup d’y jeter un coup d’œil… »

Voici la première de ces cinq innovations : « Nous pourrons alimenter nos maisons avec de l'énergie que nous produirons nous-mêmes via la marche, le jogging, le cyclisme, via la chaleur dégagée par nos ordinateurs et même grâce au mouvement de l’eau dans nos canalisations… » C’est une vraie innovation ! Imaginez l’énergie dépensée, que dis-je, gaspillée, par nos collègues qui marchent dans les couloirs de l’entreprise pour aller assister à des réunions qui ne servent à rien. Sans parler de la chaleur dégagée par leurs cerveaux dès lors qu’il faut concocter des Powerpoint à n’en plus finir, ou de la chaleur dégagée par les doigts s’agitant frénétiquement sur leur BlackBerry lorsqu’ils s’ennuient dans ces mêmes réunions où il ne se passe rien… Certains sont de vraies centrales électriques tellement ils mettent du cœur à l’ouvrage pour imaginer comment ils pourraient en faire moins pour gagner plus ! Imaginez aussi que la chaleur de nos ordinateurs et nos serveurs que nous avons acquis à chaque fois qu’il fallait mettre en production une nouvelle application soit transformée en énergie ! Ça en fait des kilowatts…

Seconde innovation pronostiquée par IBM : « Nous n’aurons plus besoin de mots de passe : nos caractéristiques biologiques nous serviront bientôt de clés grâce à la reconnaissance vocale, rétinienne et plus généralement, aux données biométriques. » Plus besoin de mots de passe ? Mais c’est déjà le cas ! Nos utilisateurs les notent tellement sur des bouts de papier à côté de leur écran que son supprimait les mots de passe, la sécurité de nos systèmes d’information n’en serait guère affectée. Quant à la biométrie, j’ai une préférence pour la reconnaissance vocale. On pourrait par exemple paramétrer l’accès à nos applications, pour chaque utilisateur, avec la reconnaissance vocales de phrases telles que : « C’est quoi le mot de passe collectif du service, déjà, chef ? » ou « C’est quoi ce bordel, je n’arrive pas à me connecter ! », ou bien : « Ce sont encore les bœufs de l’informatique qui ont changé les mots de passe sans nous le dire ? »

D’après IBM, nous verrons arriver une troisième innovation : « La télépathie sortira du domaine de la science-fiction : nous pourrons contrôler nos terminaux par la pensée grâce aux progrès de la « bio-informatique ». La télépathie fait d’ores et déjà partie de notre quotidien. Je ne sais pas pourquoi, mais je sais à l’avance quand les ennuis vont pleuvoir sur la DSI et ce que l’on va me dire pour refuser les budgets ou m’imposer des projets… Si ce n’est pas de la télépathie avec la DG et le DAF !

Autre innovation prévisible : « La fracture numérique ne sera plus : dans cinq ans, 80 % de la population mondiale actuelle possédera un terminal mobile. Le développement de cette technologie permettra d’atténuer les inégalités en termes d’accès à l’information. » Je vous le dit : c’est l’aboutissement des emmerdements pour les DSI. Si cette « innovation » se réalise, il vaut mieux changer de métier… Nous aurons des milliards d’utilisateurs qui exigeront de connecter à nos systèmes d’information leurs terminaux, dont la plupart seront dignes des poubelles à recyclage de déchets électroniques.

Enfin, nous prédisent les experts d’IBM : « Les courriers indésirables deviendront des courriers prioritaires, avec des solutions analytiques permettant d’intégrer en temps réel l’ensemble des données disponibles sur une personne afin de lui proposer et de lui recommander les informations qui lui seront les plus utiles. Dans cinq ans, les publicités non sollicités seront si pertinentes que la notion même de spam pourrait disparaître. ». Là, c’est clair, nous ne travaillerons plus du tout, trop occupés à trier des e-mails et ces « publicités si pertinentes » ! Au moins, nous serons tranquilles…

16 mai 2012

Les statistiques auxquelles vous avez échappé

- Dans 45 % des entreprises, la part du budget informatique dans le chiffre d’affaires a augmenté. Bonne nouvelle ? Non, c’est tout simplement que le chiffre d’affaires a diminué…

- 65,9 % des DSI ont installé des logiciels mais ne savent toujours pas à quoi ils servent…

- 89,7645 % des DSI parlent de leur travail au moins une fois par jour à leurs conjoints. 99,999999 % des ceux-ci aimeraient disposer d’une application SaaS de demande de divorce.

13 mai 2012

Tu t'es vu quand tu communiques ?

sehiaud-comm.jpgPeut-être l'avez-vous remarqué, l'écosystème des fournisseurs de technologies de l’information n’est pas sans rappeler le monde animal. On y trouve en effet les principales espèces qui peuplent « la jungle des solutions innovantes », « la savane dans laquelle s'ébrouent les grands mammifères constructeurs-intégrateurs », le « marais de la maintenance pas-chère-du-tout-vous-verrez- c'est-pour-votre-bien », le « désert aride de la relation client », ou encore la « zone tropicale, très chaude, de la négociation des contrats. »

Puisque, à l'image de ce monde animal, chaque espèce a ses propres caractéristiques, elles se déclinent dans les stratégies de vente et de communication de nos chers fournisseurs. Je ne sais pas ce qu'il en est pour vous mais, en tant que DSI d'un grand groupe industriel, mes coordonnées figurent dans tous les fichiers qui circulent et que les fournisseurs utilisent pour nous bombarder d'informations et nous vendre leurs solutions. Avec, reconnaissons-le bien volontiers, le meilleur comme le pire.

Du côté du pire, il y a ceux qui nous envoient quinze fois leurs invitations à leurs événements pour présenter la dernière fonctionnalités de leur solution leader sans comprendre au bout du deuxième envoi que cela ne nous intéresse pas ; il y a ceux qui harcèlent nos courageuses assistantes et insistent pour nous parler ; il y a également ceux qui nous inondent de leurs newsletters pour raconter les dernières tribulations de leur directeur commercial dont on n’a que faire, ou encore ceux qui nous incitent à consulter leur site Web où on ne trouve même pas les coordonnées d'un simple contact si on veut en savoir plus…

Je me suis essayé à dresser une petite typologie de nos fournisseurs. Evidemment, cette liste n’est pas exhaustive. On trouve par exemple les commerciaux « boeufs » : ceux qui n'ont rien compris à vos besoins mais qui essaient quand même de vous fourguer leurs solutions. On ne sait jamais. Les commerciaux « Baudets du Poitou » sont très proches des « boeufs », mais à la différence de ces derniers, ils sont moins actifs et se contentent de hocher la tête quand vous leur parlez, en ruminant sur leurs bonus perdus si vous n'achetez rien.

Les commerciaux « chimpanzés » sont prêts à faire toutes les grimaces possibles pour vous faire signer un contrat de maintenance. Les commerciaux « caméléons » peuvent vous vendre tout et son contraire, par exemple des licences logicielles et le même produit en mode cloud. Seule la couleur de l'emballage change. Les commerciaux « piranhas » en veulent à votre argent et sont prêts à tout pour vous faire signer un bon de commande. Ils adorent dévorer les DSI tout cru…

Les commerciaux « chiens de prairie », souvent affamés, vous poursuivront jusqu'à ce que vous leur lâchiez un os à ronger. Même un petit contrat fera l'affaire. Les commerciaux « vautours », eux, ne sont pas pressés, ils vous tourneront autour pendant des semaines, mais dès que vous exprimerez la volonté d'investir, ils fondront sur vous pour vous arracher une partie de votre budget avec leurs griffes acérées.

Les commerciaux « rhinocéros », souvent issus des grands éditeurs ou SSII, foncent dans le tas et ne craignent pas de laisser su sang dur les murs (toute ressemblance avec un éditeur existant serait évidemment totalement fortuite.). J'aurais pu également vous parler des commerciaux de type requins (on en connaît tous), crocodiles (aux dents longues), girafes (petite tête et grandes jambes), anaconda (étouffant, surtout sur la fin), calamar (très affectueux et collant), ou gorille (persuadé d'être leader).

Fort heureusement, certains nous alimentent en cas clients (toujours utiles), en points de vue d'experts pour montrer qu'ils ont un minimum de réflexion et d'idées ou en livres blancs plutôt bien écrits pour la plupart, et dans lesquels on trouve suffisamment de contenus pour comprendre une problématique technologique ou de management.

Si l'on consultait aujourd'hui Darwin sur l'évolution des espèces de fournisseurs IT, il nous expliquerait certainement qu'un changement est en marche : de méthodes primaires de vente vers une conception plus intelligente basée sur la qualité des contenus. On n'est pas arrivés mais on ne demande qu'à y croire ! •

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22 février 2012

Les statistiques auxquelles vous avez échappé

153 % des DSI pensent qu’ils ne sont pas assez reconnus par leur DG. Comment ça, 153 % ? Eh oui, certains le pensent plutôt deux fois qu’une...

20 février 2012

Des prévisions pas technologiques mais qui vont arriver quand même...

sehiaud-voyante.jpgIl y a des événements auxquels on n’échappe pas. Ainsi, chaque année, les cabinets d’études de marché et les fournisseurs communiquent avec enthousiasme pour nous faire part de leur vision technologique. Ce genre d’exercice se traduit par des informations du style « les dix prévisions technologiques dont vous avez oublié qu’on vous a servi les mêmes l’an dernier », « les dix prévisions qui nous arrangent parce que l’on a des solutions à vous vendre comme par hasard on ne l’a pas fait exprès, parole de commercial », ou encore « les dix prévisions dont vous ne pourrez pas dire qu’elles ne vont pas se réaliser tant elles sont évidentes ». C’est la technique bien connue des astrologues pour embobiner et fidéliser leurs clients. Hélas, souvent, pour nous autres DSI, ces prévisions ne nous sont guère utiles, en dehors de briller lors des dîners en ville. Aussi, je vous propose ma propre liste de prévisions que l’on pourrait intituler « Les huit prévisions qui vont vraiment vous tomber dessus, parole de DSI ! ».

• Les DAF vont augmenter leur propension à nous casser les pieds. Hélas, c’est plus qu’une prévision, c’est une certitude et ils ont déjà commencé. 2012 est arrivée à grands pas et les DAF ne passent pas pour une population vraiment créative et aventurière…

• Nous allons inventer un nouveau concept : le schéma directeur va être remplacé par un schéma giratoire. C’est normal, le premier indique une direction à suivre, mais comme la direction (générale) ne sait plus trop où elle va, il est pertinent d’élaborer le prochain schéma giratoire du SI : puisque la stratégie de l’entreprise tourne en rond, que la DG et les directions métiers ne savent plus quelle sortie emprunter, autant que le SI tourne en rond lui aussi. Au moins tout le monde sera aligné et tournera dans le même sens !

• Une nouvelle norme ISO va apparaître. On connaît la panoplie des normes ISO que l’on doit plus ou moins respecter, au moins pour obtenir des certifications que l’on rangera dans un placard. Une nouvelle norme va apparaître : la norme ISO budget. Le principe est simple : les DSI doivent conserver le même budget d’une année sur l’autre. Si on ne respecte pas cette nouvelle norme ISO ? Vous pourrez toujours vous reporter à la norme ISO 3529 (elle existe), celle qui régit la « technique du
vide » en milieu industriel. Elle peut aussi s’appliquer aux DSI, priés de vider leur bureau.

• Nous répondrons plus fréquemment à la question exprimée par l’un de nos collègues managers à propos du système d’information : « C’est quoi ce bordel ? » Même si ce n’est pas de la faute du DSI, les directions métiers, qui oublient vite qu’elles n’ont pas assez investi par le passé, vont découvrir les
conséquences de leur frilosité à moderniser leurs applications. Et reporter la responsabilité sur la DSI, bien sûr…

• On doit se préparer à une catastrophe. Il y a bien un utilisateur qui va faire une connerie. À force de nous expliquer que le BYOD (Bring Your Own Device) est l’avenir pour simplifier la gestion de parc, les utilisateurs, surtout à l’heure de l’Internet des objets et autres objets communicants, vont exiger de connecter leur quincaillerie au système d’information. Je crains que l’on ne commence par les consoles de jeux, voire les cafetières qui envoient des mails pour prévenir qu’il faut ajouter de l’eau.

• Nous devrons davantage lutter contre ceux qui veulent gérer eux-mêmes leurs applications métiers. Facile de souscrire à une application en SaaS… Tellement facile qu’il nous faudra contrôler tous ceux qui vont céder aux sirènes des éditeurs leur expliquant qu’on peut se passer des bras cassés de la DSI pour être enfin efficaces, avec des budgets raisonnables. Sinon, à l’instar du BYOD, on pourra inventer,
pour nos directions métiers, le DATAM (Démerde-toi Avec Tes Applications Métiers).

• Les fournisseurs vont devenir plus nerveux. Cela va se traduire par la multiplication des audits de licences et par une tendance, de la part de nos prestataires, à incruster leurs équipes dans nos murs. Je me suis laissé dire que Best Practices publiera dans un de ses prochains numéros un article pour sortir de cette situation qui peut devenir scabreuse.

• Une dernière prévision, facile celle-là. À la fin 2012, on ne sera pas plus avancé sur notre reconnaissance. Donc pas de faux espoirs, mes chers collègues, en 2012, comme en 2011, comme en 2010, comme en 2009, comme en 19xx et 20xx, les DG n’en auront toujours rien à faire du SI… •

17 février 2012

Les statistiques auxquelles vous avez échappé

Dans 12 % des entreprises, le poids de la maintenance dans le budget informatique a dépassé les 100 %. Résultat, 100 % des DSI concernés ont pu enfin prendre leurs RTT, n’ayant plus de projet à développer.

15 février 2012

Les statistiques auxquelles vous avez échappé

42 % des DSI font partie du comité de direction, mais 98,7 % d’entre eux s’y ennuient ferme.

Va te faire benchmarker chez les Grecs !

sehiaud-acropole.jpgFinalement, l’idée des Grecs de vendre leur patrimoine pour payer leurs dettes n’est pas si idiote. Il m’est souvent venu cette idée en tête. Quand on considère, en effet, le niveau de la dette technique que l’on a accumulée au fil des années, à force d’empiler les applications, de négliger le nettoyage du code développé par nos équipes qui avaient plus en tête le calcul de leur RTT que l’objectif de pérennité du système d’information et d’opter pour la solution de facilité qui consiste à payer des factures de tierce maintenance applicative, on se trouve dans une impasse. Sûr que si une agence de notation des systèmes d’information voyait le jour et scrutait l’état de notre système d’information, nous ne serions pas triple A.

À la rigueur (nous aussi on en a), nous atteindrions le niveau « Triple Andouille » pour avoir laissé filer les choses. Ou « Triple Buse » pour avoir cédé aux sirènes des fournisseurs qui nous ont incités à investir toujours plus au lieu de nettoyer l’existant. Mais tout n’est pas de notre faute. Comme les Grecs, nous avons été confrontés à la fraude fiscale (des utilisateurs qui consomment nos services sans les payer à leur juste prix), à la corruption (avec des directions métiers qui ont su nous convaincre que leurs projets devaient passer avant ceux des autres) et à une certaine douceur de vivre due au climat particulièrement clément de la DSI (avec des collaborateurs qui travaillent quand ils ont le temps).

Tout comme les Grecs, pour éviter d’en arriver à une telle extrémité, on peut adopter trois stratégies. La première consiste à s’endetter encore plus, en rejetant sur les générations futures de DSI les problèmes qui ont eux-mêmes été créés par les DSI qui nous ont précédés (si on les retrouve, ceux-là, je veux bien leur dire deux mots…). La deuxième : inciter ceux qui « notent » le système d’information, en clair les utilisateurs, les directions métiers et la direction générale, à ne pas trop dégrader notre image. Là, ce n’est pas gagné. Nos dernières enquêtes de satisfaction auprès de nos utilisateurs montrent une certaine dégradation : comme diraient les météorologues, on s’oriente vers une élévation des pressions qui devrait aboutir à une sécheresse du dialogue suivie, lorsque l’anticyclone montrera des signes de faiblesse, de pluies de récriminations qui ne suffiront pas à reconstituer la nappe phréatique de notre capital confiance. Troisième stratégie : convaincre plus de touristes de venir passer
leurs vacances dans le système d’information.

Mais là, on a déjà fait le plein : tout le monde à un poste de travail, voire deux, voire même trois avec les smartphones, voire quatre, avec les zozos du comité de surveillance qui ont réclamé des iPad pour montrer à leurs amis du CAC 40 que, eux aussi, ils sont intégrés dans l’entreprise numérique.

On s’en doute, aucune de ces stratégies ne peut fonctionner. La seule issue est donc de vendre notre patrimoine. Encore faut-il qu’il vaille quelque chose ! Hélas, à la différence des Grecs, il nous est difficile de jouer la carte archéologique. On se voit difficilement faire la promotion de notre système d’information en expliquant que le Parthénon de notre application de relation client était déjà utilisé il y a trois siècles (du temps du Web -4.0), que c’est en creusant pour consolider les fondations d’une nouvelle application que l’on a découvert les vestiges d’un ancien système expert dont l’intelligence artificielle n’a rien à envier aux dernières trouvailles des génies du Web 2.0, que les ruines de notre application logistique, si bien conservée après toutes ces années, sont en fait une oeuvre d’art à laquelle il convient de ne pas toucher, ou encore que dans les « théâtres antiques » du système d’information se jouent des réunions de pilotage de projets qui n’ont rien à envier aux tragédies grecques…

En attendant de vendre notre patrimoine à un infogérant amateur de vieilles pierres et pas trop regardant sur l’état de conservation de ce qu’il achète, on peut être sûr d’une chose : le DSI-Colosse
de Rhodes, réfugié sur son Mont Olympe (là où habitaient les dieux), n’a pas fini de courir le marathon.

01 novembre 2011

Témoignages clients

neurones.jpgJ’ai reçu une brochure commerciale dont les concepteurs ont eu l’excellente idée d’intégrer des témoignages clients. Voici le premier : «Super, bonne maîtrise du planning, attention forte portée à l’adaptation des stagiaires et de leur «particularité/spécificité». Positionnement juste, bon équilibre entre postures diverses.» Voici le second témoignage : « Super accueil, tout en douceur et souplesse, avec amour et bienveillance, attention sur tous les détails

Je vous arrête tout de suite ! Vous allez penser qu’il s’agit d’une brochure me vantant les mérites d’un club de rencontres très (très, très…) proche de ses clients. Vous n’y êtes pas. Soyons sérieux : il s’agit de nous vanter les mérites d’un séminaire sur la gouvernance organisé par l’Integral Governance Institute. Même si, précise l’organisateur, « Les horaires seront très larges, en fonction des besoins », ça donne quand même envie d’y aller… Parce qu’on ne rigole pas avec la gouvernance ! Il s’agit rien moins que de libérer les organisations « de la domination des êtres humains et évoluer vers sa Raison d’Être pour apporter au monde son talent unique. » Exactement ce qu’il me faut avant d’aller négocier les budgets de la DSI avec le DAF…

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27 septembre 2011

DSI, Sex and Sun

sehiaud-sea.jpgLes lecteurs  avertis vont me rétorquer que le titre choisi pour cette chronique a déjà été utilisé dans l’ouvrage DSI.con. Mais c’est tellement d’actualité… En effet, les vacances approchent et le soleil avec. Rien à voir avec la sécheresse de nos budgets, l’ensoleillement des dividendes versés à nos actionnaires ou la chaude atmosphère qui assèche notre énergie et nous fait suer. Convenez-en : cette année encore, nous aurons bien mérité nos vacances.

Le premier semestre a été particulièrement épuisant : entre ceux qui annoncent la reprise et nous bombardent de projets et ceux qui affirment que la crise est toujours là et qu’il faut encore réduire nos budgets, entre ceux qui veulent nous « cloudiser » sur l’autel de la modernité et ceux qui nous cassent les pieds pour que nous réinternalisions tout notre système d’information pour ne pas le laisser entre les mains de méchants américains qui en veulent à nos données personnelles ; entre ceux qui veulent profiter d’une embellie sur le marché de l’emploi des compétences IT pour aller voir ailleurs si les projets sont plus verts et ceux qui, se sachant incasables, s’accrochent à leur poste comme le commercial d’un éditeur de logiciels à ses commissions trimestrielles…

Bref, les dossiers épineux ne manquent pas. J’ai appris que le soleil a des effets positifs sur l’humeur. Il paraît que la lumière du soleil, lorsqu’elle atteint le fond de l’œil, déclenche un message nerveux transmis au cerveau, ce qui augmente le flux de sératonine, substance tout à fait bénéfique pour être de bonne humeur. C’est le même principe que les antidépresseurs (dont j’ai trouvé une boite qui trainait dans la salle d’exploitation, je ne sais toujours pas à qui elle appartient, ils sont tous plus ou moins déprimés dans ce service…).

Donc, du soleil, il nous en faut, malgré nos bureaux sans fenêtres et climatisés. Et manque de chance, notre direction générale, elle aussi, s’accroche. Une étude publiée par le cabinet de conseil Booz & Company nous révèle qu’en 2010, le taux de renouvellement des dirigeants des 2 500 plus grandes entreprises cotées au monde a enregistré sa plus forte baisse annuelle (19 %) depuis une décennie, tombant à 11,6 %. Il ne manquait plus que ça ! Chez nous, c’est même 0 % tant les membres du comité de direction s’arriment à leur fauteuil en attendant des jours meilleurs. (...)

(Lire la suite dans le n° 70 de la revue Best Practices Systèmes d'Information)