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26 septembre 2011

Les métiers improbables de la DSI

sehiaud-verbalisateur.jpgVerbalisateur d'écarts de conduite de projet. Le code de la route de la conduite de projet, tous les DSI en rêvent. Interdiction de développer trop vite (pas plus de 130 lignes de code à l'heure sur les autoroutes de l'information), défense de doubler les délais et les coûts sans que les clignotants ne soient au rouge, interdiction de tourner à gauche si le maître d'ouvrage veut tourner à droite... Toutes ces règles ne servent à rien s'ils n'y a pas de sanctions. Le verbalisateur d'écarts de conduite de projet est là pour remettre tout le monde sur les rails qui, comme on le sait, sont plus sécurisés que les routes, fussent-elles pavées de bonnes intentions. Il a par exemple le pouvoir d'enlever des points de fonction, ce qui oblige le développeur à refaire le travail. Dans la DSI, ce métier est évidemment mal considéré. On a même vu les slogans hostiles « Mort aux VECP » écrits dans les toilettes de certaines DSI.

23 septembre 2011

Accenture, carte de presse numéro triple zéro

sehiaud-expansion.jpgEn parcourant nonchalamment le Journal du Dimanche (le numéro du 18 septembre) qui traînait dans le bureau de notre directrice de la communication, un petit article attire mon attention : « Rachat de l’Expansion : Perdriel candidat ». Jusque là, pas de problème : un groupe de presse est candidat au rachat d’un autre groupe de presse… En lisant jusqu’au bout, on s’aperçoit que, dans la liste de une « demi-douzaine de candidats » figure Accenture.

Ben oui, nos amis d’Accenture, ceux qui peuplent nos DSI… Que viennent-ils faire dans cette galère (il paraît que la presse, c’est une galère…) ? Nos amis consultants squattent déjà depuis plusieurs années quelques pages du magazine l’Expansion, en sponsorisant la rubrique « Les Cahiers du Management », ayant pris la place, si je me souviens bien, de Logica. Accenture en groupe de presse ? Je crains pour l’équilibre psychologique des 32 salariés de l’Expansion qui devront, n’en doutant pas, « être reformatés », notamment pour éviter de donner trop d’importance aux concurrents d’Accenture… Et probablement changer de métier dans un avenir plus ou moins proche. Après tout, les journalistes ne pourraient-ils pas être avantageusement remplacés par des consultants ? On est jamais si bien servi par soi-même… Moi qui suis abonné à l’Expansion depuis la fin des années 1970, dès l’annonce de l’arrivée de consultants à la tête de ce magazine, je résilierai mon abonnement. Pour ingurgiter a bonne parole des consultants, il y a des lieux pour ça...

 

Les métiers improbables de la DSI

sehiaud-migration.jpgBagueur de migration. Chaque année, au printemps, on assiste à la migration des applications, qui volent sous d'autres cieux : elles s'échappent du continent Legacy pour se diriger vers le continent Open Source, ou vers l'hémisphère SaaS, que l'on dit plus accueillants. Encore faut-il conserver la trace de ces applications volatiles. La bagueur de migration, équipé du logiciel PLUME (Programme Limitant Ultérieurement les Mésaventures), a la lourde tâche d'apposer sur chacune d'elles un petit collier numérique qui permettra, une fois la migration effectuée, de retrouver l'origine des espèces.

21 septembre 2011

ISO, Cobit, Itil, CMMi, SOX, XBRL… What else ?

sehiaud-clooney.jpgCela fait au moins la dixième fois que je lis que les DSI sont les managers les plus importants dans une entreprise. Je suis assez d’accord mais tout le monde ne partage pas cet avis. Les DRH ne manquent jamais de clamer que sans gestion des ressources humaines une entreprise ne peut pas tourner. Les DAF affirment que ce sont eux qui sont les plus importants puisqu’ils tiennent les cordons de la bourse. Même notre standardiste ou le responsable des services généraux peuvent aussi revendiquer le titre de métier le plus stratégique d’une entreprise, et ce n’est probablement pas complètement faux.

– Vous autres, les DSI, vous vivez dans un monde beaucoup plus stable que le nôtre, m’assurait Georges, l’un de mes amis qui exerce le métier de directeur financier dans une grande entreprise de services venu me rendre une visite. Un métier dont il est persuadé qu’il est le plus exposé de tous dans les organisations, tant les nouvelles réglementations fiscales, comptables et de mise en conformité sont contraignantes.

– Certes, mais à côté de ce que nous vivons, le métier de DAF paraît franchement plus facile ! lui répondis-je.

– Olivier, donne-moi une seule raison pour laquelle le métier de DSI serait aussi stressant et compliqué que celui de DAF ! rétorqua mon ami fendu d’un sourire qui laissait bien transparaître une impression de victoire.

– Je ne vais pas t’en donner une....

– Ah ! Tu vois, tu es déjà à court d’arguments pertinents !, lança-t-il l’air assuré du triomphateur.

– ... mais au moins dix !

Je commence à lui expliquer que je n’ai aucune visibilité dans les technologies à venir. Du mainframe au Web 2.0, chaque vague technologique a été très perturbante et leurs effets se cumulent. Pire, les périmètres que je dois couvrir se métamorphosent à vue d’œil ! Fusions-acquisitions, implantations dans de nouveaux pays, nouveaux produits... Tout cela impose une reconfiguration permanente des SI.

– Quant à nos équipes, elles ont la bougeotte, ajoutai-je. Il est déjà difficile de recruter les meilleurs ingénieurs, mais la pénurie de ressources actuelle complique bien la vie. Les sociétés de services et nos concurrents ne se privent pas de puiser dans notre vivier de talents !

– Dans la finance, c’est pareil. Cela fait six mois que je cherche un spécialiste de la norme XBRL !

– Sans oublier que nous devons en permanence adapter nos systèmes d’information au gré des changements de stratégie des directions générales, poursuivis-je. Et nos utilisateurs ! Ceux des nouvelles générations, nés avec les PC, le mobile, les réseaux sociaux, les consoles de jeu et Internet nous challengent en permanence pour que les systèmes d’information soient « plus funs, plus compétitifs » et s’adaptent à eux. Je préférerais l’inverse !

– Moi aussi. Je te rappelle que ce sont les DAF qui, in fine, règlent les factures, précisa mon ami Georges, un brin vexé.

– Quant à nos fournisseurs, ils se concentrent à la vitesse de la lumière ! Comment prévoir qui va racheter qui dans six mois ou un an ? Sans oublier mes projets, tous stratégiques, bien sûr ! Ceux arrivés à leur terme seront immanquablement bouleversés par un changement dans la stratégie produit ou commerciale. Ou les directions métier auront « oublié » de demander telle ou telle fonctionnalité. Bien sûr indispensable...

- Nous, les DAF, devons maîtriser quantité de concepts qui se cachent sous des sigles : MSI 20000, IFRS, IAS, XBRL…

– Même pas peur ! Nous on doit en digérer des quantités bien plus importantes : ISO, Cobit, CMMI, Itil, Togaf, Cisq, OGC, OPM... Á chaque année sa nouvelle méthodologie que l’on doit appliquer sous peine de passer pour ringard ! Et l’on doit être « compliant » dans toutes les couches du système d’information.

– Ah ? Toi aussi tu dois être « compliant » ? Je ne l’imaginais pas à ce point. Bienvenue au club, me lança Georges, découvrant avec émotion qu’il n’est pas le seul à supporter le lourd fardeau que nos législateurs nous imposent.

Nous sommes finalement tombés d’accord : toute la difficulté de nos métiers respectifs ne vient-elle pas des juristes et autres « standardisateurs » qui nous obligent à respecter des tas de principes pas toujours très pertinents ?

– Si un jour je croise les duettistes Sarbanes & Oxley, je ne suis pas certain de me retenir de leur envoyer un bon coup de boule dans le reporting ! m’annonce mon collègue DAF.

- Mets en un de plus, avec mes compliments, lui suggérai-je.

Notre discussion s’est arrêtée au moment où le directeur juridique pointait son nez dans le couloir.

- Alors, quoi de neuf ? lui ai-je demandé.

- Pfff… j’ai du boulot à n’en plus finir, nous avons un métier tellement difficile : heureusement que nous sommes reconnus, nous les juristes, comme des managers stratégiques pour l’entreprise !

Il n’a pas compris ce qui a déclenché notre éclat de rire…

 

16 septembre 2011

Les métiers improbables de la DSI

sehiaud-excel.jpgGardien de cellules Excel. Ce qui entre dans une cellule Excel doit y rester : les directeurs financiers et les contrôleurs de gestion ne démentiront pas ce principe, eux qui ont enfermé des milliers de chiffres dans des cellules hébergées dans un centre de rétention que l'on appelle Excel. Et lorsque l'on veut remplacer le tableur par un logiciel plus moderne, il faut conserver les données, à moins que l'on ait une totale confiance dans les ERP et autres logiciels financiers dont on a toujours pas retrouvé les boites noires. Le gardien de cellules est là pour veiller à ce que les informations soient conservées puissent être ré-utilisées sans problème et non pas mises au rebut par un développeur adepte de la peine de mort informationnelle. C'est une garantie essentielle de sécurité pour le DSI, qui ne veut jamais voir débarquer dans son bureau un DAF furieux de ne plus avoir accès à ses données.

09 septembre 2011

Les métiers improbables de la DSI

sehiaud-vasodi.jpgVasodilatateur de bande passante. Depuis que tout le monde se met à envoyer des fichiers audio et vidéo, les réseaux s'engorgent. Les opérateurs de télécommunications nous le serinent régulièrement. Dans l'entreprise, on retrouve cet engorgement de la bande passante, d'autant que tous les managers ont pris pour habitude de tous s'envoyer en copie des quantités de fichiers PowerPoint bardés d'images, de schémas qui clignotent et de vidéos dont on pense qu'elle renforcent la qualité du message. Heureusement, le vasodilatateur de bande passante permet de résoudre le problème. Rappelons qu'en médecine, un vasodilatateur est une substance qui permet de dilater les vaisseaux sanguins en relâchant les muscles lisses des parois. Ce qui aboutit à une diminution de la pression artérielle. Et relâcher la pression, nous en avons bien besoin ! Notre vasodilatateur, poste ô combien stratégique dans une DSI, est là pour empêcher que ne circulent trop de fichiers de plusieurs mégas qui ne servent à rien. Sur quels critères ? L'arbitraire, bien sûr car il est rémunéré sur les économies que nous réalisons auprès de notre opérateur de télécoms. Ca les motive...

06 septembre 2011

Le bal des casse-pieds

ratings-couvHD.jpg« This is the end… » On connaît la chanson culte du film non moins culte Apocalypse Now. On a l’impression que ce refrain résonne dans la tête de tous les commerciaux des éditeurs de logiciels et des intégrateurs. Lorsque la fin du mois arrive, on soupçonne que l’apocalypse n’est pas loin si les commerciaux n’ont pas fait leurs chiffres trimestriels…

De quoi faire râler les actionnaires et autres fonds de pension dont l’indice de satisfaction est indexé sur le nombre de licences et d’avenants signés au cours des trois derniers mois ! Conséquence de ce regain de fébrilité parmi ces vendeurs : ils décrochent leur téléphone et appellent tous les DSI de leur carnet d’adresse pour vérifier si, au cas où, nous n’aurions une petite mission à leur confier ou quelques postes de travail en plus à équiper avec leurs produits. Si le DSI n’est pas disponible ou injoignable, la nuée de coups de fil s’abat sur tous les collaborateurs de la DSI qui ont autre chose à faire que d’écouter leurs discours formatés. Et nos chers fournisseurs sont très doués pour trouver les numéros directs ou les structures de nos e-mails.

Donc, à chaque fin de trimestre, à partir du 15, nous nous préparons à recevoir les envahisseurs. Soyons clairs : il ne s’agit pas de bouter hors des murs de la DSI tous les fournisseurs qui nous appellent, nous avons besoin d’eux pour nous suggérer des idées sur ce que l’on peut faire avec leurs solutions, ou ce que leur expertise peut nous apporter. Non, il s’agit plutôt de ceux qui, comme dans n’importe quel métier (que l’on songe aux agents immobiliers, aux vendeurs de voitures, d’assurance-vie…) qui en font trop, en espérant nous faire craquer pour « leur solution leader et révolutionnaire. » Tout comme les japonais sont préparés à des tremblements de Terre, savent comment agir, les DSI devrait être prêts à gérer les casse-pieds. Nous avons donc établi une liste de ces casse-pieds que nous finissons par identifier.

Certes, la première fois, il faut un volontaire pour essuyer les plâtres, si l’on ne méfie pas face à une nouvelle tête envoyée au front par son employeur pour nous vendre la panoplie complète du DSI (des licences à n’en plus savoir qu’en faire, des contrats de maintenance surdimensionnés, des consultants en léger surnombre…).  Tous les noms, associés à leur numéro de téléphone, sont ainsi programmés sur nos propres postes : dès que l’un appelle, le terme « casse-pied » (certains préfèrent d’autres termes moins diplomatiques…) clignote sur le mini-écran du téléphone et l’importun bascule sur le répondeur qui, lui, a le temps d’écouter. J’aurai voulu développer des applications plus complexes mais plus rigolotes : par exemple, leur demander de laisser leur message avec un numéro surtaxé et nous aurions partagé les bénéfices en fin d’année.

Mais la direction financière nous l’a interdit. « Pas de caisse noire dans le Groupe », nous a-t-on expliqué. Autre exemple, décliner le principe du dîner de con, mais, hélas, nous n’avons guère le temps. Le principe serait de repérer, parmi les commerciaux que l’on nous envoie, un excellent spécimen avec, si possible, une haute idée de lui-même, une forte propension à parler une langue de bois que même des bûcherons chevronnés ne parviendrait pas à scier sans du matériel lourd, et une méconnaissance chronique des offres qu’il est censé vendre. Et de l’inviter à une réunion pour nous présenter ses solutions.

Quelques collègues DSI (qui disposent d’un peu plus de temps que nous) pratiquent ce genre d’exercice : en général, les victimes repartent assez dépitées et ne reviennent pas sans un bon motif. Nous disposons, depuis quelques semaines, d’un nouvel outil : les Ratings Best Practices, gros document qui évalue les fournisseurs. L’un des critères concerne le « niveau de pression commerciale. » C’est joliment dit, mais, en réalité, il s’agit d’un bon indicateur de « la propension d’un fournisseurs à casser les pieds à ses clients ». Nous avons donc la liste : tous ceux qui ne sont pas notés AAA sont suspects de vouloir venir nous casser les pieds. Vous voulez la liste des moins disciplinés ? Allez je vous la livre : Ac…, Ad…, Ag…, Al… Non, en réalité, je vais garder l’info pour nous et pour ceux qui ont eu la bonne idée de se procurer les notes détaillées. Mais, promis, la prochaine fois, je balance les noms !

 

 

02 septembre 2011

Les métiers improbables...

sehiaud-ascenseur.jpgGarçon d’ascenseur de bottom-up. Avec la mode qui veut que la stratégie d’une entreprise doit reposer sur la réalité du terrain, le bottom-up est devenu un principe de management popularisé auprès des directions générales. Encore faut-il assurer la transmission de l’information de bas en haut. Le garçon d’ascenseur de bottom-up fluidifie le transport de l’information vers le dernier étage. En évitant de rester coincé entre deux étages…

31 août 2011

Roulez bolides !

sehiaud-bulle.jpgOn ne devrait jamais lire la presse économique. C’est déprimant. Comme je n’avais rien à faire (!) entre deux réunions de pilotage avec mes équipes et quelques nouveaux prestataires à coacher, je me suis plongé dans l'un des derniers numéros du mensuel Capital et dans le magazine non-moins mensuel L’Expansion. Dans le premier, un article nous prévient : « Au secours, la bulle Internet revient ! ». Et de nous décrire une situation complètement extravagante. Je vous avais déjà entretenu, dans une précédente chronique, de ce décalage entre le monde des start-up et celui des systèmes d’information, en soulignant le fait que nous, DSI, ne pourrions jamais utiliser les mêmes techniques que ces jeunes pousses pour ramener des millions d’euros de financement : en gros, un simple petit Powerpoint pour mettre la main sur un gros pactole.

Ne rigolez pas, ca existe. Un investisseur raconte, dans le numéro de Capital : « Lors d’une réunion récente, j’ai vu tous les investisseurs se précipiter vers des projets de sites de location entre particuliers qui ne tenaient que sur un Powerpoint, sous prétexte que l’un d’eux a plutôt réussi ». Dans L’Expansion, un article, qui affirme que « les dollars sont de retour dans la Silicon Valley », donne la parole à un créateur de start-up qui, lui, a juste résumé son projet (un service communautaire d’e-learning) sur un site d’investisseurs : « Le lendemain, j’étais submergé d’appels, j’ai dû refuser des rendez-vous », explique-t-il. Tout cela serait sans importance, et même risible de voir tant d’insouciance dans les business modèles, tant de crédulité chez les investisseurs dans les capacités de certains créateurs de start-up (pas tous, heureusement) à développer des entreprises pérennes qui créent de la valeur pour leurs clients.

Le problème est que cette situation, qui nous ramène dix ans en arrière, va avoir, à terme, des conséquences concrètes pour les DSI. En tout cas, je me pose des questions existentielles. On peut en identifier quatre (...).

(Lire la suite dans le n° 66 de la revue Best Practices Systèmes d'Information)

26 août 2011

Y’en a qui n’ont rien d’autre à faire

sehiaud-merck2.JPGC’est l’histoire d’un fournisseur de solutions de téléprésence qui s’appelle Polycom, l’un des leaders mondiaux. A priori rien de bien révolutionnaire si ce n’est que la téléprésence qu’il commercialise est qualifiée d’immersive. D’après ce qu’on m’a dit, cela consiste à faire comme si on était dans une pièce alors qu’on y est pas. C’est vrai que, des fois, on aimerait bien se trouver dans une autre pièce mais, surtout, sans que ceux qui y sont déjà le sachent ! Je vous parle de cela parce que la société en question a envoyé aux médias un communiqué de presse signalant qu’un grand laboratoire pharmaceutique (Merck) s’est équipé des solutions de Polycom. Tant mieux pour eux.

Mais la personne qui a envoyé ce communiqué, sans doute pressée de porter la bonne parole sur ce contrat qu’on pressent juteux, a oublié d’enlever l’en-tête. Et c’est là que l’on voit que, dans certaines entreprises, les managers passent leur temps à effectuer des tâches qu’ils pourraient tout à fait déléguer. Surtout la relecture d’un texte de tout juste 3 000 signes… Qu’on en juge : pas moins de quatorze personnes se sont attelées à la relecture/validation/correction/suggestion/rerelecture de ce chef d’œuvre informatif, avant diffusion : les gens de la comm, bien sûr, le marketing, le CDO (C’est le Chief Data Officer, pour ceux qui l’ignorent), le CFO (le type qui gère les sous), le CMO (celui qui concocte le marketing), le CEO (le Big boss), sans oublier l’inévitable juriste, des fois qu’une virgule soit mal placée, et le client. Tous ont mis leur tampon « Reviewed and approved » sur le texte.

Il faut en effet pas moins de quatorze personnes pour trouver un sous-titre de haute tenue : « L’entreprise donne ainsi un nouvel élan à sa productivité ». Je suppose qu’on ne parle pas de l’animal qui peuple les forêts finlandaises puisqu’il s’agit d’un labo pharmaceutique et pas d’un zoo… Chacun des « Reviewer » avait reçu pour consigne de « approuver et reviewer » et, ensuite de passer à son voisin. Ce qui donne, en anglais dans le texte : « As each stakeholder approves, PR to mark the release as “reviewed” by the stakeholder, include date, then forward to next reviewer in the chain. Au fait, chez Polycom, ils n’auraient pas pu organiser une petite réunion en téléprésence ? En un quart d’heure, l’affaire était bouclée ! Mais ils ne sont peut-être pas équipés de solutions immersives…

17:06 Publié dans Not'métier | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | | | |