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25 août 2011

Professeur Salim, pour vous servir !

sehiaud-salim.JPGVous connaissez le professeur Salim ? Moi non plus mais je dois avouer que c’est grâce à lui, mais il ne le sait pas, que j’ai redoré mon image de DSI au sein du groupe Moudelab & Flouze Industries. Ce professeur Salim, dont je soupçonne qu’il s’est arrogé indûment le titre prestigieux de professeur, a tout compris en communication. Voilà des mois que je bataille pour trouver des idées afin de valoriser le travail de mes équipes et de mes prestataires. J’ai tout essayé : les newsletters, mais personne ne les lit ; les e-mailings vers les utilisateurs, mais ils finissent dans la corbeille à spam; dix lignes dans le rapport annuel institutionnel après force négociation avec la dir’comm, mais les analystes financiers n’en ont rien à faire du capital immatériel, ils préfèrent pinailler sur les règles d’amortissement des chariots élévateurs dans nos usines ; le trombinoscope, pour humaniser le système d’information, mais j’en ai retrouvé plusieurs exemplaires placardés sur la porte de mon bureau avec des dessins que je ne peux décemment pas publier sous peine d’atteinte aux bonnes mœurs. 

La communication de la DSI serait-elle une mission impossible ? J’en étais presque persuadé lorsque la providence m’a fait rencontrer le professeur Salim. Pas en tête-à-tête bien sûr mais par l’intermédiaire d’un simple bout de papier quelques centimètres carrés distribué dans ma boîte aux lettres. Que nous promet ce bon professeur Salim ? Avec un « paiement après résultat », il est « capable de résoudre tous vos problèmes », avec un travail « rapide et sérieux », et promet une réussite « là où les autres ont échoué ». Avec, également, un slogan qui fait mouche : « Venez voir Salim pour votre bien-être ». Je me suis donc largement inspiré de ce moyen de communication pour atteindre mon objectif de valorisation des activités de la DSI et je vais vous expliquer comment j'ai procédé (...).

(Lire la suite dans le n° 65 de la revue Best Practices Systèmes d'Information)

23 août 2011

Les métiers improbables...

sehiaud-saas.jpgOuvreur de SaaS. Les directions métiers ont entendu parler du SaaS, mais restent timorées pour franchir le pas, alors que les avantages sont évidents en termes de coûts et de flexibilité. Même pour la DSI, avec le SaaS, la vie devient plus facile et elle a tout intérêt à « évangéliser » les utilisateurs potentiels. L’ouvreur de SaaS parcourt les couloirs de l’entreprise, assiste à de nombreuses réunions, produit des notes de synthèse pour expliquer que beaucoup d’activités de l’entreprise pourraient être gérées en mode SaaS. Ce poste est toutefois relativement précaire, il est lui-même externalisable en mode SaaS…

19 août 2011

Les métiers improbables...

sehiaud-briseur.jpgBriseur de chaînes de responsabilité. Les chaînes de responsabilité deviennent tellement étendue que plus personne n’y comprend rien. Et le moindre dysfonctionnement perturbe l’ensemble. Résultat, on ne sait plus où est le maillon faible ni identifier les responsables des fiascos. Le briseur de chaînes de responsabilités a pour fonction d’établir des segments cohérents dans les chaînes de responsabilités, de manière à mieux comprendre qui fait quoi et qui n’a pas fait quoi. On s’en doute, cette fonction n’est pas très populaire et ceux qui l’occupent sont souvent eux-mêmes traités d’irresponsables.

18 août 2011

Attrapez le pigeon !

sehiaud-pigeon.jpgBeaucoup d’entre vous connaissent le dessin animé des années 1970 Satanas et Diabolo, deux compères qui ont un objectif et un seul : attraper le pigeon ! Un vrai… On se demande quand même si ce mot d’ordre ne serait pas toujours d’une brûlante actualité en dehors du monde farfelu des dessins animés et de la fiction en technicolor. Un intéressant dossier publié il y a quelques semaines par le Journal du Net sur ce que sont devenues les start-up qui ont été récompensées il y a quelques années (sûrement pour la clairvoyance de leurs dirigeants et la qualité de la vision de leur business…) nous rappelle le mécanisme. Il s’agit de convaincre un investisseur, qui joue en l’occurrence le parfait rôle de pigeon, de donner son argent en pure perte mais en lui faisant croire le contraire, bien sûr. Et l’on a des exemples : Goojet, un portail personnalisable pour mobile avait levé six millions d’euros en 2007. Résultat : un chiffre d’affaires riquiqui de 92 000 euros deux ans plus tard et une perte de 1,9 million. Autre exemple : Yoono, un moteur de recherche collaboratif, qui a dégagé un petit 5 000 euros de chiffre d’affaires pour plus de 721 000 euros de pertes… Il faut bien que les actionnaires paient les factures… Souvent, il ne s’agit pas d’attraper un seul pigeon mais une meute, cela permet de lever encore plus de fonds.

Imaginons ne serait-ce qu’un instant que les DSI pratiquent de la même manière. Bon, d’accord, j’en vois certains qui se pressent de murmurer que certains de leurs collègues n’en sont pas loin : considérer les directions métiers comme des pigeons susceptibles de financer à fonds perdus des projets dont leurs concepteurs savent pertinemment, et dès le cahier des charges, que rien ne tient la route et qui se gardent bien d’avertir les futurs utilisateurs. Imaginons le décor (...)

(Lire la suite dans le n° 64 de la revue Best Practices Systèmes d'Information)

12 août 2011

Les métiers improbables...

sehiaud-psycho.jpgAtrophié du MOA. A force de donner le pouvoir aux utilisateurs et aux directions métiers, il arrive que ceux-ci s’en emparent ! Or, ce n’est pas forcément l’objectif recherché : le DSI doit quand même avoir le dernier mot et contenir les invasions de MOA dans les projets. L’atrophié du MOA, dont la fonction rentre dans le quota obligatoire de collaborateurs légèrement déficients que doit employer toute entreprise, a pour mission de freiner les ardeurs des directions métiers. Il atrophie donc les demandes et les exigences de celles-ci, dès lors qu’elles gonflent trop (dans tous les sens du terme…).

09 août 2011

Les métiers improbables...

sehiaud-houblon.jpgBrasseur de doublons. Ils aiment se faire mousser car leur job est vraiment alambiqué et stratégique : rechercher les données en double dans toutes les applications et souvent stockées dans des silos. Ces données en double ont tendance à fermenter si l’on n’y prend garde. Le brasseur de doublons attache une importance particulière à la pureté des données et dispose de méthodologies standards : MALT (Méthode d’analyse longitudinale des transactions) et LEVURE (Lissage extensif de la valeur de l’usage du référentiel d’entreprise). Les plus doués d’entre eux peuvent accéder au grade de maître-brasseur de doublons, et ils ne s’intéressent alors qu’aux métadonnées.

07 août 2011

Les métiers improbables...

sehiaud-livreblanc.jpgColorieur de livres blancs. Le colorieur de livres blancs est un original qui ne fait rien comme tout le monde. C’est un artiste et il en faut dans les DSI. Sa mission consiste à personnaliser tous les livres blancs reçus à la SI et qui, comme leur nom l’indique, ne se différencient pas par leur couleur. Certains ajouteront qu’ils ne se différencient pas non plus par leur contenu, tant il est en voie d’appauvrissement… Le colorieur attribue à chaque livre blanc une couleur spécifique pour les repérer dans les rayonnages de la bibliothèque de la direction des études.

 

03 août 2011

Jusqu'où s'arrêteront-ils ?

sehiaud-surf.jpgNos entreprises regroupent des milliers de surfeurs. Pas ceux qui se mouillent pour affronter des vagues… Non, ceux qui passent leur temps à utiliser les outils  que l’on met à leur disposition à des fins personnelles. Une récente étude publiée par Olféo nous apprend ainsi que le problème s’aggrave : 59 minutes est le temps moyen de l’utilisation d’Internet par jour et par employé à des fins non professionnelles en 2010. Soit les deux-tiers du temps passé sur Internet. C’est presque deux fois plus qu’en 2006 ! Si on ramène ce temps à l’année, cela représente environ 29,5 jours par an. Ou presque trois jours par mois. L’étude évalue à 14 % la chute de productivité due à l’usage privé d’Internet au bureau. Et nous dresse même le parcours type du tire-au-flanc surfeur : de 8 H 00 à10 H 00, il consulte les sites d’actualités, les webmails et les réseaux sociaux. De midi à 15 H 00, il consulte les sites de divertissement et de détente, tels que le visionnage d’émissions de télévision, l’écoute de la radio ou les jeux en ligne. Et de 17 H 00-18 H 00, il consulte les sites de service : météo, trafic, pages jaunes, et également de divertissement. Et le reste du temps, ils font quoi ? On peut espérer qu’ils travaillent…

Il suffit d’éditer la liste des url les plus consultées dans n’importe quelle entreprise pour constater que l’effacement de la frontière entre l’informatique privée et l’informatique professionnelle est une réalité. Chez Moudelab & Flouze Industries, ce sont les sites de YouTube et de Facebook qui arrivent en tête, suivi de près par la météo et les sites de réservations de vacances. Et l’on a vu croître l’usage des sites de poker et pornographiques depuis quelques mois. A croire que nos collaborateurs pensent déjà aux vacances et cherchent à les financer en espérant une quinte flush royale. Devant une telle désinvolture, il était de mon devoir de mettre en place les mesures qui s’imposent. (...)

(Lire la suite et la fin dans le n° 63 de la revue Best Practices Systèmes d'Information)

26 juillet 2011

Les métiers improbables...

sehiaud-polisseur.jpgPolisseur de brillantes idées. Les dirigeants et managers ayant une forte propension à émettre des brillantes idées lors de réunions et autres comités de direction, le polisseur de brillantes idées est chargé d’en éliminer les aspérités. En effet, de brillantes idées peuvent recéler, en surface ou en profondeur, des éléments perturbateurs, que le polisseur traite avec son « rabot à incohérences ». Pour les rendre encore plus brillantes ! Sa devise : « C’est plus compliqué que ça ! »

19 juillet 2011

Avec nous le déluge

sehiaud-aspro.jpgIl paraît que l’Australie n’a jamais connu d’inondations aussi terribles que celles qui ont touché le pays il y a quelques semaines. Ca, c’est dans les journaux… Il paraît que les DSI sont inondés de newsletters… Ca ce n’est pas dans les journaux. Et pourtant, il semble que les digues informationnelles ont cédé ! J’ai compté : au cours de la semaine dernière, j’ai reçu dans ma boite de messagerie pas moins de 47 newsletters, la moitié provenant de groupes de presse, l’autre moitié de la part d’éditeurs de logiciels et de cabinets de conseil. Et encore, je ne compte pas les invitations tous azimuts à des événements dont l’intérêt me laisse encore dubitatif. Et sur ces 47 newsletters, j’ai trouvé seulement trois articles intéressants, les autres sujets étant reproduits à plusieurs exemplaires selon les newsletters, avec des titres quelquefois différents mais pas toujours, cela dépend du courage de celui qui écrit pour se rendre original. Mais pour parcourir les titres de ces 47 newsletters (qui rivalisent dans la quantité, c’est à celui qui bourrera la page avec le plus de titres et de liens possibles), à raison de quatre à cinq minutes chacune, il me faut plus de trois heures… Voire plus lorsque l’on nous refourgue les mêmes sujets habilement « repackagés » dans une newsletter « thématique » (le cloud et le green sont à la mode cette année…).

Quasiment une demi-journée ! Imaginez le temps que l’on pourrait passer, à la place, en réunion inutile, à se reposer, assoupi dans les fauteuils confortables de la salle du comité de direction, au lieu de faire chauffer notre cerveau pour repérer la bonne info, quand elle existe, au milieu de ce fatras de liens colorés ! Et on ne peut même pas repérer, avant d’ouvrir le mail, quelques mots-clés qui nous aideraient à y voir plus clair. Avez-vous remarqué que 100 % des newsletters commencent par la même phrase : « Si vous ne voyez pas ce message, cliquez ici ». Les pros du marketing ont vraiment le sens de la formule : de toute façon, si on ne voit rien, on ne risque pas de cliquer dessus ! (...)

(Lire la suite dans le n° 61 de la revue Best Practices Systèmes d'Information)